ONCTION ISOLÉE A L’EXTÉRIEUR
Le 2° cérémoniaire efface avec une serviette la croix marquée sur le milieu de la cloche au-dessus des autres et l’évêque fait à cet endroit une (seule) onction avec son pouce trempé dans l'huile des infirmes (O. I.) et sans réciter de formule (ce qu'il répète ainsi sur les autres cloches) et s’essuie le pouce avec de la ouate.
tuut| Ayant laissé la mitre, il chante, au même enrécé- | droit tourné vers la croix, sur le ton férial (sans rieur, | inflexion), l’oraison suivante :
hes). OREMUS.
Deus, qui per beatum Moysen legiferum famu- IE | lum tuum tubas argénteas fieri præcepisti, quibus dum Sacerdotes tempore sacrificii clangerent, sonitu dulcédinis populus monitus ad te adoranorte-| dum fieret Præparatus, et ad celebranda sacrificia A conveniret ; quarum clangore hortatus ad bellum, —— | molimina prostérneret adversantium ; præsta, ssis- | Quæsumus; ut (hæc vascula ou) hoc vasculum pour | Sanctæ tuæ Ecclésiæ (præparata ou) præparatum aller | (sancti t ficentur ou) sancti + cétur a Spiritu sanc- + to, ut per (illorum ou) illius tactum fidéles invitén-
s de! fur ad præmium. Et cum melodia (illorum ou) ures | ‘llius auribus insonuerit populorum, crescat in les { eis devotio fidei; procul pellantur omnes insidiæ
inimici, fragor grandium, procélla turbinum, im- RS
Onctions.—C'est ici qu’à lieu la consécration proprement dite de la cloche. L'Eglise fait usage
: Tér- PR à petus tempestatum ; temperéntur infésta tonitrua ; ventorum flabra fiant salubriter, ac moderate suspénsa ; prostérnat aérens potestates déxtera tuæ virtutis; ut (hæc ou) hoc audiéntes (tintinnabula ou) tintinnabulum contremiscant, et fugiant ante
en sa faveur, comme pour l'autel (2), l’église, le calice et la patène, de ses saintes huiles. On se sert d’abord de l'huile des infirmes comme moins digne, plus tard du saint chrême. Une première onction faite séparément, en forme de croix et sans formule, puis. aussitôt effacée symbolise la mort du Sauveur qui fut de courte durée et que la cloche doit si souvent rappeler aux fidèles. L'’emploi pour cette onction et les sept suivantes de l'huile des infirmes, Spéciale au sacrement de l'extrême-onction, et non des catéchumènes, employée au baptême, est bien propre à nous rappeler notre fin dernière et le souvenir des défunts que la cloche doit si souvent évoquer. A la s'..". de cette première onction, le Pontife chante (ou :it) une oraison qui montre les cloches succédant aux trompettes du culte juif et destinées comme elles à appeler le peuple tantôt à l'église pour louer Dieu, tantôt à s’armer de force et de courage pour combattre contre ses ennemis.
PrioNs
O Dieu, qui par le bienheureux Moise, le ‘égislateur des avez or-
(2) On peut consulter, sur ce sujet, les CEREMONIES de la CONSECRATION d’une EGLISE, à l'usage des » avec Un commentaire littéral, historique et mysti-
que; publié-en: 1907, p. 53 et:suivantes,
AS
sanctæ crucis Filii tui in (eis ow) eo depictum vexillum, cui fléctitur omne genu, cœléstium, ter-
tuæ réstrium, et infernorum, et omnis lingua conf. bula tétur, quod ipse Dominus noster Jesus Christus, ante Eabsorpta morte per patibulum crucis, regnat in SEA gloria Dei Patris, cum eodem Patre, et Spiritu n se |saricto, per omnia sæcula sæculorum. R. Amen. ons Après cette oraison, ayant repris la mitre, iière l'évêque efface avec un purificatoire l'huile de - Le l'onction qu'il vient de faire.
le la Eee em- | venir y assister et adorer le Seigneur, instruments s de | sacrés qui devaient aussi l'exciter au combat de | pour vaincre les ennemis et renverser leurs défenem- |ses; daignez, nous vous en priuns, sanctifier rap- | par votre Esprit-Saint cet airain préparé pour le ints | culte de votrè sainte Eglise, afin que les fidèles la | Soient invités par sès vibrations à la récompense nte | éternelle; et que, lorsque sa mélodie résonnera cé- | aux oreilles des peuples, croisse en eux la ferveur ées | de la foi, et soient repoussées toutes les embüches lise | de l’énnemi, le bruit de la grêle, le tourbillon de la de | trombe, la violence de la tempête; et que la foudre. si funeste soit contenue, les vents arrêtés ou calmés. Oui, que les puissances des airs, entendant la cloche sacrée, tremblent d’épouris- | vante; que, vaincues par la puissance de votre or- | bras, elles fuient à la vue de la croix adorable de
votre Fils, marquée sur l'airain, croix devant laquelle tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans les enfers, et toute langue doit confesser le triomphe par elle de N.-S.-J.-C. sur la mort, et son règne glorieux dans Île ciel, avec Dieu et le Saint-Esprit, dans tous les siècles des. siècles. R. Ainsi soit-il. -
* Lt 46 Re “ = SÉRIE DE SEPT ONCTIONS A L’EXTÉRIEUR .
L'évêque entonne l’antienne Vox Domini, que
les chantres continuent, y ajoutant le psaume 28 et répètent,
8 Toni,
Vox Do - mi-ni super s-quas multas, De-us
‘8-quas mul-tas, Ps, Affor- te Domino f-lj-i
PsaLzmus 28.
Afferte Domino fili Dei; * afférte Domino filios arietum.
Afferte Domino gloriam : et honorem, afferte Domino gloriam nomini ejus, adorate Dominum in atrio sancto ejus.
= Vox Domini super aquas, Deus majestatis intonuit : * Dominus super aquas multas.
Vox Domini in virtute : * vox Domini in magnificentia.
Vox Domini confringentis cedros : * et confringet Dominus cedros Libani.
Et comminuet eas tamquam vitulum Libani :
et dilectus quemadmodum filius unicornium.
D D Om m4 n° nn
Vox Domini intercidentis flammam ignis': * vox Domini concutientis desertum : et commoves< bit Dominus desertum Cades. SE
Vox Domini præparantis cervos, et revelabit
condensa : * et in templo ejus omnes dicent gloriam. =
Dominus diluvium inhabitare facit : * et sede-
bit Dominus rex in æternum. L Dominus virtutem populo suo dabit : * Domi:
nus benedicet populo suo in pace.
Gloria Patri, Sicut erat, etc. Fe
Après l’intonation de ] ‘antienne (qu’il lit en èntier, ainsi que le psSaume, et qu’il répète, s’il ré: cite les oraisons au lieu de les chanter), l’évêque fait, en récitant la formule suivante. qu’il litssur une feuille tenue par le sous-diacre et qu’a apportée le 1° acolyte, deux onctions à l'endroit de chacune des sept croix en craie, à mesure que 1 : 2° cérémoniaire les efface, en commençant au-desi sous de la précédente et en continuant vers'sa droite tout autour de la cloche, et trois signes de croix pour bénir la cloche en nommant les trois personnes divines, (ce qu’il répète sur‘chn« que cloche). He Series
mm
Le Pontife, en faisant sept autres onctions, avec la même huile, à l'extérieur de la cloch: symbolisé la mort à laquelle nous sommes ‘tous condamnés, la mort par l'onction faite en foriné de croix et son universalité par la signification mystique du nombre sept. Ces onctions ‘désignent aussi l’universalité des effets de la’ parolé de Dieu obtenus par la-voix de la cloche, comine aussi les sept dons du Saint-Esprit qu'annôncé ou *PPorte avec la parole divine la voix de: l’aifain
— 48— | Sancti + ficetur, et conse + cretur, Domine, si- #num istud. In nomine Pa + tris, et Fit lii, et Spiritus t sancti. In honorem sancti N. Pax tibi. s : Après la 1" onction (sur la dernière cloche), l'évêque s’essuie le pouce sur de la ouate.