‹ Cérémonies et texte latin des prières de la bénédiction d'une cloche [microforme]Chapitre 25 sur 29 · SÉRIE DE QUATRE ONCTIONS A L'EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

SÉRIE DE QUATRE ONCTIONS A L'EXTÉRIEUR

Le 2° cérémoniaire, effaçant successivement les quatre croix intérieures, l'évêque fait, à ces endroits, en allant de gauche à droite, les onctions, en répétant la même formule, mais avec le saint chrême (Si C.) Ayant essuyé son pouce sur de

la ouate et laissé la mitre, il chante l'oraison suivante :

OREMUS

Gmnipotens sempiterne Deus, qui ante arcam

fœderis per clangorem tubarum, muros lapideos,

quibus adversantium cingebatur exercitus, ca-

dere fecisti; tu (hæc tintinnabula ow) hoc

tintinnabulum cœlesti bene Î dictione perfunde :

ut ante sonitum (eorum ou) ejus longius effugenee

sacré. Comme la mort de l’homme est moins remplie de mystères que celle du Verbe incarné, le Pontife ne fait Pas ces onctions en silence. II emploie pour-chacune cette formule : ‘‘Que cette cloche, Seigneur, soit sancti t fiée et consa t crée. Au nom du Pèfre, et du Fils , et du Saint- + Esprit. En l'honneur de saint N..... Aie la paix.” Ce salut final ne nous rappelle-t-il pas heureusement celui que le divin Maître adressait à ses apôtres au moment d'en faire les prédicateurs de sa sainte doctrine ? :

- Enfin suivent avec la même formule, quatre onctions À l’intérieur de la cloché, faites cette

tur ignita jacula inimici, percussio fulminum, ‘im- , et | petus lapidum, Iæsio tempestatum; ut ad inter- Pax | rogationem propheticam, quid est tibi mare, quod

fugisti ? suis motibus cum Jordanico retroactis fluento respondeant : A facie Domini mota est terra, a facie Dei Jacob, qui convertit petram in stagna aquarum et rupem in fontes aquarum.

Non ergo nobis Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam, super misericordia tua; ut cum (præsentia vascula ou) præsens vasculum, sicut reliqua altaris vasa, sacro Chrismate (tanguntur ou) tangitur, Oleo sancto (unguntur ow) ungitur quicumque ad sonitm (eorum o) ejus convenerint, ab omnibus inimici tentationibus liberi, semper fidei Catholicæ docu-

os, | menta sectentur. Per Dominum nostrum Jesum ca- | Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat hoc | in unitate Spiritus sancti Deus, per omnia sæcula

de: | Sæculorum. R. Amen.

. fois, avec le saint chrême. L'emploi du saint ins | chrême qui consacre les ministres de Dieu confère né, | aussi à la cloche le ministère sacerdotal de con- . T1 | Voquer les fidèles à l’église, de leur rappeler les ttc | grands mystères de la religion (fêtes, angélus) ée. | ou les époques importantes de leur vie de chré- - + | tiens (baptême, mariage, grave maladie) etc. Ces la | onctions marquent la charité dont les ministres de as | Dieu doivent être animés pour annoncer l’évanait | gile jusqu'aux quatre extrémités du monde. a- On peut dire aussi que les onctions extérieures

rappellent les sept parties de l’office divin, ou bréviaire, auxquelles la cloche convoque chaque jour les religieux de chœur (Dominicains, Francis-

‘Ayant repris la mitre, il essuie toutes les onctions et (prenant la crosse), revient s’asseoir. Les acolytes se présentent alors, le 1e portant le plateau avec le manuterge, de la main gauche et de l’autre le plateau avec une tranche de citron et une de mie de pain et le 2°, à sa droite avec le bassin et l’aiguière, pendant que le r°" cérémoniaire fait étendre par le diacre et le sous-diacre une serviette sur les genoux de l'évêque. L’évêque se purifie les doigts avec la mie de pain, ! Puis avec le citron, et se fait verser de l’eau, s’essuyant ensuite avec le manuterge présenté par le diacre. ; nn — — RES cains, Trappistes, Carmélites, etc.) tandis que les onctions intérieures font entendre cet appel aux quatre vents du ciel. Le symbolisme de la mort rappelée par les onctions extérieures nous

; quatre qualités des COrps ressuscités, à savoir l’incorruptibilité (ou

impassibilité), la clarté (ou la gloire) la spiritualité (ou agilité), enfin la pénétrabilité (ou subtilité).

Pendant les Sept onctions avec l’huile des confirmés. on chante une antienne et le psaume 28 qui célèbre la puissance de la voix de Dieu dans l'orage. L'Eglise applique cette expression “Voix de Dieu”’ z0x Dei, à celle de 1a cloche qui nous rappelle la voix de Dieu, roi éternel,

qui donne à ses obéissants serviteurs force, bénédiction et paix.

L’oraison suivante nous rappelle ‘‘les trompettes sacrées des Juifs qui ont précédé nos cloches

et dont le son mystérieux renversa les murs de Jéricho, fit remonter le Jourdain vers sa source. *?

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