‹ Cérémonies et texte latin des prières de la bénédiction d'une cloche [microforme]Chapitre 6 sur 29 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

{pitié éarelent sensor monrans csv vero

RS De rene

ner ver rèr pire

paroissiales que pour le chant des vêpres (2) et quelquefois des complies ; 2° principalement pour appeler les fidèles à l'of-

fice par excellence, la sainte messe ;

3°. pour avertir ceux qui sont absents de la cérémonie, de la partie principale, comme les cantiques évangéliques à l’office (laudes, vêpres et complies), le Te Deum (même hors de l'office) et du moment de la consécration à la messe paroissiale (3) ou conventuelle et même à toute messe chantée ;

. 4° pour hororer le saint Sacrement lorsqu'on

le porte ay dehors de l’église, soit en procession solennelle, (4) soit pour le viatique, soit pour une communion ‘ie dévotion (5);

5° pendant une procession ;

«(2) On peut gagner une induigence de 100 ans pour l'assistance aux Ï vêpres, ou aux II ou à l’une des messes du jour de Noël (Raccolta de 1898 N° 57), de 400 jours à la fête du Saint-Sacrement, pour l'assistance aux 1 vépres ou à la messe, de 200 jours pour l'assistance aux II vêpres de la fête ou des autres jours de l’octave (par exemple le dimanche suivant) et pour l’assistance à la messe pendant l’octave (N° 63.)

(3) On peut gagner un an d’indulgence, lorsque, entendant sonner la consécration de la messe paroissiale ou conventuelle, l’on s’agenouille et l’on prie à l’endroit où: on se trouve (Raccolta de 1898, N° 92).

(4) On gagne 200 jours d’indulgence en prenant part à la procession du saint Sacrement pendant l’octave de Ia Fête-Dieu, si on a fait ce jour la sainte communion (ou célébré la messe) et qu’on prie à l'intention du souverain Pontife (Raccolta de 1898, N° 63).

(5) On gagne une indulgence de 7 ans et 7 Quarantaines si on accompagne avec une lumière le saint Sacrement porté en viatique, ou 5 ans et 5 quarantaines, si l’on ne porte pas de cierge. On gagne 200 jours même sans cierge lorsque c'est une communion de dévotion (Raccolta de 1898, N° 80 et 81).

et

6° pour avertir qu'un paroissien est à l’agoie (6);

7° pour faire connaître aux paroïssiens la récepion d’un nouveau membre par le saint baptême, pu l'union de nouveaux époux;

8° pour annoncer la mort d’un membre de la paroisse (ou d’un étranger qui y doit être inumé) ;

9° pour annoncer la mort du chef de l'Eglise, pu du diocèse, ou du curé de la paroisse ;

10° à l’occasion des funérailles ;

11° pendant la récitation du Gloria à la messe aroissiale ou conventuelle le jeudi saint, le saedi saint et la veille de la Pentecôte; ,

12° pour annoncer les grandes fêtes et les époues particulières de grâces comme le temps pasal ordinaire ou étendu par induit, un jubilé, une rande retraite ;

13° pendant la bénédiction du saint Sacreent (7);

14° pour annoncer le commencement d’une mese basse :;

(6) C'est un usage très ancien mentionné au Rituale Fomanum (tit. VIII, cap. V, No 4) d’avertir la paroisse e l’agonie d’un de ses membres, qui n'existe pas en ce ays. C'est à ce moment qu’en disait autrefois la messe our le suffrage de l’âme qui allait paraître devant son ge. L'offertoire de nos messes de Requiem en est un buvenir manifeste.

(7) On peut gagner 100 jours d’induigence chaque bis qu’au son de la cloche annonçant la bénédicon du saint Sacrement ou les heures pendant l’expotion publique (quarante-heures, premier vendredi du mois, c.) on récite pieusement l'invocation: “Soit loué et reercié à tout moment le très saint et très divin Sacreent”’ (Raccolta de 1898, N° 87). ji

-15° trois fois par jour pour annoncer l’Angelu: ou Ave Maria (8); 16° pour ännoncer le moment de réciter le De% profundis (); 17° pour annoncer un service anniversaire ou un .libéra ; 18° pour l’arrivée ou le passage de l’évêque ouk d’un légat apostolique ; pour son entrée à l’église pour officier ou assister à l'office, comme pour son départ ; 19° pour appeler les enfants au catéchisme ; 20° pour toute autre cérémonie religieuse ; 21° pour avertir le peuple d’un désastre public, comme inondation, incendie :

22° enfin pour détourner l'orage ou la foudref de la région, en chassant de l’air les démons qui souvent en sont les agents (10). |

(8). On gagne une indulgence de 100 jours en récitané, l’Angelus (ou le Regina cæli dans le temps pascal), au so de la cloche (ou aux heures ordinaires si elle ne sonne pas ou si on ne l'entend pas), ou le matin, ou le midi, ou k soir (300 jours pour les trois récitations d’un même jour) plus une indulgence plénière mensuelle, si on a été fidèl à cette récitation au moins une fo'= par jour pendant jours consécutifs pourvu qu’on se confesse, communie € ee prie à l'intention du souverain Pontife (Raccolta de 1898 No 132).

(9) Cette pratique de sonner à peu près une heur après le coucher du soleil, a lieu tous les jours dans le communautés religieuses. "Dans ce pays, on ne. 30nn ainsi les cloches des églises paroissiales que dans le moi de novembre, et l'usage se généralise de ne sonner pl que la veille et le jour de la Commémoraison des défunt Ceux qui, à cette sonne“ie (ou à l’heure où elle devrai, avoir lieu) disent le psaume De profundis €. le vers®, Requiem au pluriel (ou seulement un Pater et un 4%. avec ce verset) gagnent 100 jours d’indulgence (Raccol®, de. 1898 N° 303). : - I

-(10) C'était autrefois un usage général de sonner ls cloches à l'approche d’un orage pour le dissiper ou dlle

gelu$. 11 est défendu de sonner les cloches depuis la in de la récitation du Gloria, le jeudi saint, jusju'au commencement de la récitation de cette. iymne le samedi saint; de plus, pendant un in- -e Où erdit.

Cérémonie. —La bénédiction des cloches peut se je oulaire non seulment dans l’église, mais aussi à glisef'extérieur, sous une tente, ou dans une salle pourpublique.

Le clergé et les fidèles ont soin de se tenir debout chaque fois que le Pontife se rend du trône auprès de la cloche et vice versa, qu’il entonne ne antienne, ou chante une oraison. On ne f'asseoit que lorsqu'il s’asseoit lui-même, ainsi que pendant qu’il fait les onctions. On est debout Pour le chant de l’évangile qui termine la cérémonie.

Quand on est dans l’église, chacun doit éviter, urtout en allant sonner, tout acte inconvenant Hans le lieu saint.

La liturgie ne mentionne pas le parrain ou la arraine «d'une cloche. Leur présence à la cérénonie est donc d’un usage plus récent que les Æérémonies de la bénédiction. Naturellement, au Æébut, ce devait être le riche paroissien qui don: 80%hait la cloche qui en était considéré comme le père t le parrain, par analogie avec la cérémonie du

baptême. Le grand nombre de parrains et de

e De

Moins n’en pas éprouver de dommage. Les prières de

a bénédiction en font plusieurs fois mention. C’est un ffet surnaturel que communique la bénédiction à la clohe. Ainsi l’harmonie religieuse éloigne les démons que He musique lascive a pour effet de rapprocher et de ré: Mouir. Toutefois, comme tous les effets temporels qu’on emande "à la prière ou aux objets bénits (cierge, eau, ameau, etc.), ils ne sauraient être certains et infailliles et les croire tels serait de la superstition. Il ne nous st permis que d’espérer cette protection de l'usage ‘d’ob- Mets pieux.

AU

— 12 — S ; marraines à qui l’on demande maintenant de con tribuer à l'achat des cloches a: pour avantage, e: multipliant les actes de charité, d'intéresser ur plus grand nombre de fidèles à cette éloquent cérémonie et aux leçons qu'ils peuvent en retire

Les parrains et marraines peuvent avec rais:

considérer comme un acte religieux et l’accomp avec dignité et piété, le fait de sonner la clocl bénite. N'est-ce pas par leur entremise que 1! cloche, désormais instrument religieux, offre Dieu et à la paroisse, les prémices de ses sainte. fonctions ?

Symbolisme.—La cloche possède un admirable . symbolisme. Etant, comme le prêtre, une voix del Dieu vox Dei à l'égard des fidèles, elle en est une figure complète. La dureté de son métal exprime la force d'âme nécessaire au prêtre, Le battant qui produit le son en frappant la cloch

fidèles les divins enseignements de la religion Le mouto. auquel est suspendue la cloche repré sente la croix, les liens qui les’ unissent marquen la charité. La corde qui sert à sonner la cloche est l’emblême de l’humilité avec laquelle il faut prêcher et entendre la prédication. Enfin pen dant qu’on la sonne, l’abaissement de la corde ne 2 au prêtre sa transition de la vie contem plative à la vie active, comme son élévation figure le retour de la vie active à la vie de prière. Nous voyons par l’évangile qui est chanté à 1: fin de la bénédiction de la cloche que cet instru

Se —

La cloche partage avec l'orgue le bonheur de s’employer tout entière à la gloire de Dieu. Tandis que l'orgue accompagne la prière publique dans la maison de Dieu, la cloche la provoque dans le temple immense de l'univers. Dans l'orgue, on entend la voix des anges et des saints qui soupirent à nos oreilles la gloire et les joies infinies du Ciel, tandis que la cloche rappelle la voix de l’hu- :manité tout entière qui, de sa triste vallée de deuil et de larmes, exhale vers le trône de l'Eternel, la plainte de sa douleur tempérée par l'espérance et l’amour.

Respect dû à la cloche bénite.—On comprend | maintenant qu'il faut professer À l'égard d'une cloche bénite le même respect qu'on accorde À tout autre objet qui a reçu la bénédiction de 4 l'Eglise, comme les cierges, les rameaux et l’eau 4 sainte. N'est-ce pas pour nous faire entendre cette vérité qu’on recouvre après la bénédiction, la cloche d’un vêtement qui rappelle celui de l’enfant nouveau baptisé? Toutefois le culte qu'on rend à la cloche est un culte selon l’esprit et selon la vérité. Car l'âme qu’on lui attribue consiste dans notre foi, notre espérance et notre charité, et de là découle sa vertu la plus efficace. En vain nous confierons-nous dans son secours, si nos Œ cœurs n’accompagnent de mouvements pieux ses religieuses vibrations. Ce ne serait plus alors À qu'‘‘un airain sonnant et une cymbale retentissante,” sans aucun effet moral ou spirituel, comme dit l’apôtre saint Paul. 11 faut donc se mettre en harmonie avec la cloche comme saint Augustin à l©< demande pour la récitation des psaumes. Si À la cloche gémit sur les péchés du peuple, ou redit le deuil d’une famille chrétienne, gémissons et A Compatissons avec elle. Quand elle éclate en

accents de joie, au jour de nos grandes fêtes, ré-

jouissons-nous dans le Seigneur et gardons-nous ave: soin de tout plaisir illicite. Quand elle loue et bénit Dieu à l'élévation de la messe, à la bénédiction du saint Sacrement, au Magnificat, au Té Deum, louons et bénissons Dieu de tous ses bienfaits. Enfin quand elle nous invite à la messe, aux vêpres; à une instruction, à une procession, obéissons à ce signal comme s’il venait de Dicu même. a:

ee

CEREMONIES ET 1 -XTE

Page 1