CERISIERS
Par Joux CraïG, Horticulteur.
Le but du présent bulletin est d'appeler l'attention sur une classe de cerisiers dont certaines variétés paraissent être d'une grande ayS où, en raison de la rigueur du climat, on ne peut produire avantageusement des cerises douces, Les variétés mentionnées plus loin ont pour la plupart 6 sonnellement par le professeur J, EL, Budd, du collège agricole de PEtat à Ames (lowa) et par feu Charles Gibb, d’'Abbotsford (Québec), quand ils examinaient les arbr l'Europe en 1882, Il
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es fruitiers de l’est de S’ensuivit des importations en 1883. J'ai pu, de 1886 à 1885, étudier à Ames les mérites d'arbres de cette classe de cerisiers, Le verger de cerisiers à la ferme expérimentale années j'en ai observé le développement, à été planté en 188$ par M. W. W. Hilborn. Quelques-uns des arbres ont été achetés à Stone et Wellington, de Welland, et à D. W. Beadle de Ste-Catherine (Ontario) ; à J, M. Fisk, d’Abbotsford (Québec), et à Ellwanger et Barry, de Rochester (New.- York) ; mais le plus grand nombre ont été obtenus du professeur Budd de l’Iowa et de feu M. Charles Gibb, d’Abbotsford (Québec). Au printemps de 1887 J'ai eu le privilège de choisir, sous la direction du professeur Budd, les variétés qui ont été envoyées de l’Iowa à la ferme expérimentale centrale. Les cerisiers de l’Iowa ont tous été multipliés par greffes sur racine, le Mahaleb ou le Merisier étant les porte-greffes, pour 1a plupart ce dernier.
à Ottawa est une terre sablo-arg
centrale, où ces trois dernières
Le sol du verger de cerisiers ileuse légère, bien drainée, sur sous-
sol compact composé de gravier et d'argile. L'espacement des arbres est de 20 pieds en tous sens. Les intervalles ont porté récolte chaque année, sauf une bande de terrain de quatre à six pieds de largeur de part et d'autre de chaque rang d'arbres. Ces intervalles ont été chaque année travaillés jusqu'au milieu de l'été à l’aide d’une houe à un cheval: un léger binage donné de loin en loin a ensuite empêché les mauvaises herbes de monter à graine. La fumure a consisté en une application de fumier de ferme en 1888, et, au printemps de 1890, une couverture de cendres de bois non lessivées, à raison de 125 boisseaux à l'acre. Ce traitement à produit une croissance saine, vigoureuse, et paraît avoir conduit à un rapport précoce. Les premiers échantillons de fruits ont été cueillis en 190, L'augmentation en quantité et en variété a été rapide : quarante variétés ont porté fruit l’année passée ; beaucoup étaient en plein rapport. Jusqu'ici les arbres ont été entièrement exempts de nodule noir (Plowriyhtiu). Mon intention n’est pas ici de classer scientifiquement les variétés décrites,
Au point de vue de la spéculation, les cerisiers cultivés comprennent deux groupes, à caractères plus ou moins distincts. Le premier groupe comprend les variétés Cœur et Bigarreau : elles sont à croissance rapide, atteignent une grande taille, ont des feuilles beaucoup plus grandes que celles du groupe suivant et le fruit en est doux et tendre en même temps qu'à chair ferme. En général on ne peut pas compter sur les variétés de cette classe dans les lieux ou la rigueur du climat ne permet pas la culture des pêchers.
Le second groupe comprend les cerisiers Duke et Griottier (Morello). Autrefois la distinction entre les variétés Duke etGriottier était très marquée, mais la rapide multiplication des variétés par semis, produits probables de croisements naturels, a tellement compliqué la classification que ces dernières années on a généralement groupé ces deux familles sous un même chef. Les Duke, comme classe, sont à port dressé, à branches plutôt épaisses et à feuilles de grandeur moyenne, tandis que les griottiers typiques ont le sommet arrondi, les feuilles plus petites et les branches minces plus ou moins retombantes. Il y à de nombreuses formes intermédiaires, et c’est maintenant chose assez difficile que d’assigner sa vraie position à chaque variété nouvelle.
Dans le huitième rapport de la société d’horticulture de Montréal, il a été publié par feu M. Gibb une description très intéressante de
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cerisiers de Russie et d'Allemagne, avec gravures faisant comprendre les méthodes de propagation et de culture, Au sujet du Vladimir, tel qu'on le cultive dans le centre de la Russie, il dit que ce cerisier croit en buisson, et quand ilest devenu trop vieux pour donner des résultats rémunérateurs, on retranche les plus vieilles parties dont de nouveaux drageons prennent la place, Le terrain est en général engazonné, et quoique sans binage, l'arbre est très productif, ce qui en fait chez nous une précieuse acquisition pour les cultivateurs négligents. On peut l'obtenir de semis, comme on le fait souvent : mais comme il varie alors un peu, il vaut mieux le multiplier en plantant des drageons des meilleures variétés. Quelquefois on le greffe, mais rarement, Il y en-a à port dressé, d’autres à branches retombautes. Les deux formes sont très répandues. Les fruits de quelques-uns sont à chair rouge : mais la plupart sont à chair rouge pourpre foncé: à peau noir rougeâtre quand ils sont bien mûrs ; quand ils sont presque plus que mûrs, ils ont une riche saveur qui est un mélange d'acide et de doux : plus que mûrs ils perdent leur acidité et joignent à leur douceur quelque chose de l’amertume particulière des variétés les plus ordinaires de Guignes.” Je cite ce qui précède afin d'appeler l'attention sur le mode de multiplication de ces variétés dans leur pays d'origine. Queis effets la greffe sur racine ou en éeusson aura sur elles sous notre climat, c’est ce qu'on ne peut encore dire, Un premier effet a été l'augmentation considérable de la taille de l'arbre au-dessus de dimensions normales. Quoique relativement on puisse en classer un grand nombre parmi les cerisiers nains, On peut cependant dire qu'au bout de cinq ans, des variétés greffées dans ce pays-ci ont atteint une plus grande taille que n’atteignaient en Russie, d'après M. Gibb, les plus vieux arbres de semis.
C'est une chose risquée que de s'appuyer sur les résultats des essais de quelques années seulement, pour recommander sans restriction aucun de nos arbres fruitiers ; il faut l'expérience de bien des années pour permettre de déterminer exactement leur valeur. Jusqu'à ce qu'une plus longue expérience les ait confirmés où modifiés, les jugements que nous portons ici devront être considérés comme des essais d'opinions. Une plus longue étude pourra réduire le nombre des variétés en faisant voir que quelques-unes de celles qui sont indiquées ici ne sont pas assez distinctes pour justifier leur Séparation d'avec d’autres auxquelles elles ressemblent extrêôme-
ment, Pour le moment nous pensons qu'il vaut mieux traiter séparément de ces spécimens douteux.
Les gravures ont été préparées d’après des photographies faites de grandeur naturelle, de fruits eueillis soit à la ferme expérimentale centrale à Ottawa, soit à Abbotsford (Québec)
VARIÉTÉS DE CEristERs.
AMARELLE HATIVE, —-Reçue du professeur Budd en 1887. A bien poussé et jusqu'ici n'a pas souffert des froids de l'hiver, A commencé à rapporter en 1890, et cette année-ci à été en plein rapport. Fruit gros, cordiforme-obtns, à sillon assez prononcé, ( Voir fig, 1). Peau rouge foncé : queue longue, mince, implantée dans cavité profonde, Chair bien tintée de rouge, très savoureuse et jutense, Noyau moyen à gros. Qualité bonne. Mûr cette année le 10 juillet. Cette variété paraîtrait être avantageuse en raison de sa
Fig. L—AMARELLE HATIVE, précocité et de sa fertilité. Son nom semble indiquer qu'elle est d’origine française, mais il ne figure pas dans le ‘Guide Pratique des Amateurs de fruits ” des frères Simon-Louis de Metz (Allemagne).
AMARELLE TARDIVE.—Kn dépit de son nom, c’est une des varittés les plus précoces de la collection ; a mûri cette année en même temps qu'Amarelle hâtive, à laquelle elle ressemble tellement que
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Fig. 2—AMARELLE TARDIVE.
BESSARABIENNE (N° 62 du prof. Budd).—On dit que cette variété appartient à une race qu'on croit avoir été introduite de l'Asie Centrale. Fruit moyen à gros, généralement par deux, rouge brillant, très aplati sur les côtés et au sommet, Queue longue, mince, implantée dans cavité p'olonde, Chair ferme. rouge foncé, piquante, subacide, nullement asiriigent à parfaite maturité, Noyau petit, rond. Mûrit ici la première semaine d'août. Arbre à croissance rapide, un peu étalé : feuille moyenne à petite, ovale, grossièrement dentée. Strictement rustique. Greffée en pied sur Mahaleb, cette variété pousse rapidement et semble bien s'accommoder de ce porte-greffe,
BrüNe pe BRruxELLES (Ratafiu de 14g).—D'après son fruit produit ici, correspond à la description faite par M. Gibb, qui l’a vue en rapport en Allemagne. Fruit gros, cordiforme-sphérique. Peau rouge foncé, presque noire, Queue d'environ 2 pouces de longueur, implantée dans cavité moyennement profonde. Chair ferme, fortement colorée, très acide, ressemble beancoup à Schatten Amarelle. Mûre cette année le 10 août. M. Gibb dit qu'en raison de sa gros-
toute description est inutile. L'arbre est particulièrement vigou-
seur et de son coloris, elle se vend sur le marché de Varsovie un quart de plus qu'Ostheim, Arbre à croissance rapide, étalé, assez rustique,
CaRNaTION, Noté par Le Dr Hogycomime l'une des plus anciennes variétés de la famille Duke rouge que l'on cultive, A réussi admi rablement à la ferme ; l'arbre est rustique et très fertile, Fruit moyen à petit, rond, Chair ferme, sans beaucoup de jus, Maturité vers la fin de juillet, Devrait être essayée en sol léger Ià où Rich mond ne réussit pas,
CRISE D'OsrHEIM, A porté fruit ici; fruit inférieur à celui de lOstheim du Minnesota, quoique le professeur Budd en dise beaucoup de bien à Ames, Fruit de grosseur moyenne, n'a pas la fermeté de l'Ostheim, et mürit quelques jours plus tard, un peu astringent.
Dorrerre Gras. Type très distinct de cerisiers à port dressé, à branches épaisses et à gros boutons proéminents. Fruit des plus gros, cordiformes à sillon profond, Queue épaisse, longue de | pouce à 14 pouce. Chair jaune et ferme, jus non coloré, Maturité vers la fin de juillet. Les notes qui précèdent ont été prises sur des fruits cueillis à Abbotsford (Québec), où l'arbre a été planté il ÿYahuit ans A Abbotsford il n'est à proprement parler rustique. Mérite d'être essayé dans le sud de l'Ontario.
Fratexporrer Witcnser., —EÆst recommandée par le professeur Budd comme rustique et productive, Le fruit produit ici a été petit et de qualité seulement moyenne; maturité dernière semaine de juillet. Pourra être Vantageux dans les districts plus froids,
GRIOTTE LMPÉRIALE. —Importée de Metz (Allemagne) par M. Charles Gibb. A Abbotsford a poussé lentement : a été rustique et productive ; fruit moyen à gros, de forme ovale : peau rouge foncé. (Voirfig. 3.) Chair ferme et, comme le jus, fortement colorée, Très acide en même temps que très agréablement douce : maturité vers la mi-juillet, Semblerait p'omettante pour le centre de l'Ontario.
GRiotre pu Norb.—Introduite de Silésie par le professeur Budd. Fruits ordinairement par deux, moyens à gros, sphériques ; peau rouge foncé : queue longus mince. Chair fortement colorée, juteuse, un peu acide mais agréable : noyau de grosseur moyenne, Cette description s'accorde avec celle qu'en donne les frères Simon-Louis
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dans leur “Guide pratique,” pact. Rustique,
Arbre à croissance lente à port com
Fig. S—GRIOTTE IMPÉRIALE,
GRIOTTE p'OsriEIM, —Parait alliée de si près à Ostheim qu'il l'est pas nécessaire de la décrire.
cinq jours plus tôt, et est peut-êt GROS GoBkr {Montmor
À Abbotsford, mûrit quatre ou e de qualité un pen supérieure, Rey à Courte queue). N'est pas rustique à Ottawa, mais devrait être avantageuse pour conserves dans le sud de POntaric. Fruit gros en bouquets ;
: déprimé à profond sillon s'étendant du sommet à la avité de la queue. Peau rouge
très lié. Chair blanche tendre. Bonne à cuire. Maturité dernière semaine de juillet.
Lies.—Est une variété Griottier du type Richmond, müûrit une semaine plus tard dans cette localité-ci, promettante.
Lirnauer Weicuser. —A été un peu distribuée par des pépinié- | ristes canadiens, notamment par Stone et Wellington, de Welland (Ontario); bel arbre, mais fruit plus petit et moins bon que celui de beaucoup d’autres variétés. Fruit petit, rond, presque noir. Chair ferme, acide. Arbre à croissance ‘apide, assez rustique. Le professeur Budd en dit: « Très cultivée dans le sud-ouest de la Russie pour sécher et pour la fabrication des vins de cerises.” La où Vladimir réussit, il n°y a pas besoin de cette variété-ci,
MoNTrMoRENCY.— Fruit de grosseur moyenne, arrondi-déprimé,
à sillon prononcé ; peau rouge clair, mince et dure ; queue de 1
pouce à 1 pouce + de longueur, implantée dans une cavité ronde,
profonde. Chair blanche, tendre, juteuse, manquant de saveur riche ; maturité dernière semaine de juillet. Le Dr Hogg eroît que le nom est un synonyme de Montmorency à courte queue. Telle’ que nous lavons en culture, elle en est toutefois distincte. Dans quelques sections elle déplace Early Richmond (Richmond précoce).
Arbre assez rustique et productif.
SRE
MoreLLo pe Foucné. Fruit moyen à gros, cordiforme obtus, queue longue, mince ; peau rouge vif, semi-transparente, Chair moyennement ferme, très juteuse, de bonne qualité. Noyau petit, rond. À mûri cette année le 15 juillet, quatre ou cinq jours après Amarelle hâtive. Arbre petit à port compact, rustique. Mérite d’être essayé dans tous les districts où l’on cultive des cerisiers,
OLIvETr.—Paraît avoir été introduite de France par des pépinicristes américains. Appartient évidemment à la tribu Duke. N'est pas encore bien connue. Fruit gros, déprimé, en gros bouquets :
rouge vif ; chair ferme ; jus non coloré : qualité moyenne à bonne.
Variété de très bel aspect, paraît être aussi rustique qu’Early Richmond.
OREL N° 95.-—Le professeur Budd a fait venir d’Orel (Russie)
plusieurs variétés numérotée ; elles nous ont été envoyées de même. Entre les variétés à l’étude sont les numéros 23, 24, 25, 26 et 27. La description qui suit s'applique à Orel n° 25 (voir fig. 4) qui
vif, queue épaisse de ? de pouce à 1 pouce de longueur, à noyau .
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paraît être la plus avaniageuse. Fruit isolé ou en bouquets, gros, cordiforme ; peau rouge clair ; jus non coloré :; queue d’un pouce à
Un pouce et demi de longueur ; chair tendre très juteuse, subacide ;
Fig. 4.—OREL N° 95,
Poyau moyen à petit; maturité première semaine d'août fruit laissé sur l’arbre était en bon le 15 août. sance vigoureuse, cerisiers tardifs.
, Mais du L'arbre est à crois-
dressé, rustique ; acquisition importante à nos
OSTHEIM. Voir Ostheim du Minnesota.
USTHEIM
DU MiNNesora.— En parlant du cerisier Ostheim, M. Gibb dit: “Le directeur Stoll, de Prosk originaire des montagnes de la Sierra N le trouve à des altitudes de 5,000 à 6,000 pieds et qu'il a été apporté en Allemagne en 1687 par un professeur allemand, qui le cultiva dans les environ de la ville d’Ostheim, de laquelle il a pris son nom actuel.” Il n'y a guère de doute que le nom de famille Ostheim est commun à plusieurs variétés, Ni à Abbotsford, ni à la fer rimentale, elle n'a été égalée pour 1! Griotte d'Ostheim, cerise d’O
au, m’informe qu'il est
evada, en Espagne, où on
me expéa qualité ou la fertilité par < stheim ni Ostheim, qui figurent dans 41 les catalogues. Elle paraît avoir été introduite d'Allemagne par M. E. Myer, qui s'établit à St. Peter (Minnesota) et y apporta avec lui des drageons de ce cerisier. (Iowa Hort, Soc. Report, 1881, p.
311. Fruit plus gros que Richmond, cordiforme obtus: sillon à peine marqué ; peau rouge foncé ; à pleine maturité noir brunâtre (voir fig. 5); queue de deux pouces où plus de longueur ; chair
Les
Fig. 5.—OSTHEIM DU MINNESOTA.
tendre; fortement coloré; qualité bonne : noyau moyen à gros : maturité 15 à 25 juillet. Arbre fertile, à tête arrondie, mi-nain du type Griottier. Nous le recommandons avec grande confiance qu’il réussira.
RiGa N° 18.—A été introduite par le professeur Budd, qui l’a fait venir de Riga (Russie). Fruit gros cordiforme, rouge foncé ; queue longue, mince ; chair ferme, jus coloré, noyau petit ; qualité bonne ; maturité vers le 12 juillet ; fruit d’un bel aspect réunissant plusieurs bons caractères. L'arbre ressemble à Ostheim mais croit plus lentement.
SOHATTEN AMARELLE.—Le professeur Budd remarque qu’elle ressemble beaucoup à Amarelle Tardive. Il en est vraiment ainsi, mais le fruit de Schatten Amarelle (voir fig. 6) mûrit au moins deux semaines plus tard: le jus en est aussi incolore, Etait mûr cette année le 5 août. Arbre à croissance vigoureuse, conservant la tête arrondie, C’est entre les cerisiers à l'étude un de ceux à fruit tardif les plus promettants.
.SrRauss Weicusez.—On devrait abréger le nom de cette variété à Strauss. Les arbres à la ferme expérimentale ont été obtenus de M. Gibb en 1889, Fruit moyen à gros, d’une riche couleur rouge
À OU AUON OES
on à âtre hair
foncé, arrondi, aplati aux deux bouts ; queue courte implantée dans une cavité peu profonde ; chair rouge foncé, ferme, juteuse, et piquante, légèrement astringente ; noyau petit ; qualité très bonne. Arbre petit à port dressé, à feuilles moyennes à petites, moyennement rustique.
Fig. G.—SCHATTEN AMARELLE.
VLaDIMIR.—( Voir fig. 7). Cette variété attira plus qu'aucune autre l’attention de M. Gibb quand il était en Russie: + Au tout premier rang, dit-il, se placent les cerisiers conne sous ce nom dans toute la Russie, Je suppose que cette variété a reçu ce nom parce que C’est dans le gouvernement de ce nom que la culture en a atteint de si vastes proportions.” Cette variété a été distribuée il \ a quelques années aux membres de l'Association pomologique de
l'Ontario. Il a été démontré d’une manière conclusive que l'arbre
est parfaitement rustique. Toutefois, dans beaucoup de sections, surtout dans un sol argileux, malgré une grande abondance de fleurs, le fruit n'a en général pas bien noué, Greffée en écusson sur Mahaleb et cultivée en haut vent, avec tige de quatre pieds de hauteur, comme la forment MM. Stone et Wellington, à Welland (Ontario), a été très fertile à la ferme. Fruit moyen à petit, en
Fig. 2—VLADIMIR, bouquets de deux à quatre fruits. Peau presque noire, Chair ferme, à goût acide piquant, Queue de moyenne longueur ; noyau rond et plutôt gros. Feuilles obovales, quelquefois acuminées : irrégulièrement dentées. La figure 7 représente le fruit un peu plus gros que nature.
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De jeunes cerisiers obtenus de semis de Vladimir eroissent maintenant à Ottawa et pourront être plus parfaitement adaptées à nos conditions de climat que les sujets importés.
Wir (Cerisiers DE).—Nous avons à l'étude depuis quatre ans un certain nombre de semis obtenus par M. D. B. Weir, à Lacon (Illinois) ; mais nos données sont encore insuflisantes pour que nous puissions les décrire.
Fig. SWhaco,
WRAGG.—M, John Wragg, de Waukee (Iowa), m'informe que cette variété est apparue comme drageon parmi des Griottiers qu’il avait achetés il ÿ à vingt ans ou davantage, à MM, Ellwanger et Barry, de Rochester (New-York). Sa rusticité et sa fertilité attirèrent l'attention de M. Wragg. Elle est maintenant très répandue, et fait bien dans beaucoup de sections. Deux des trois arbres plantés ici on souffert de l'hiver, Par son aspect et sa saison le fruit est très ressemblant à celui du Griottier anglais, a müûri cette année la première semaine d'août. ( Voir fig. 8.)
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