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VARIÉTÉS RECOMMANDÉES. ‘ l
D’après l'expérience acquise jusqu'ici nous recommandons les c« variétés suivantes pour essais ; elle seront probablement avanta- a] geuses dans les sections ou les conditions de climat permettent la su culture du poirier: Amarelle Hâtive, Strauss, Griotte Impériale, dé Olivet, Gros Gobet. f:
La liste suivante comprend les variétés qui paraissent pour la da rusticité se placer au même rang qne le pommier Weaïlthy : Amarelle ici Tardive, Morello de Fouché, Ostheim du Minnesota, Brune de m Bruxelles, Orel 25. de Parmi celles d’une rusticité exceptionnelle, et qu'on devrait la essayer le long de la limite septentrionale du pommier, sont : Æiga pc n° 18, Vludimir. Bessarabienne et Schatten Amarelle. mi
MULTIPLICATION. ol Greffe par écusson.— C'est par la greffe en écusson que lon L multiplie presque exclusivement les cerisiers pour la spéculation. ne Cette opération consiste dans l'insertion d’un seul bourgeon de la cet variété qu'on désire greffer sur le trone ou sur les branches du : sujet qui doit le porter. On la fait ordinairement au moment de la a sève d'août, où l'écorce se détache facilement de l’aubier. On l’effectue en enlevant au couteau un bourgeon bien aoûté d’un se rameau de la même saison et en l’insérant sous l'écorce du sujet, noi où on le ligature avec soi: Si l'opération réussit, on étête au vie printemps suivant le porte-greffe au-dessus du bouton inséré. En enlevant toute autre pousse et empêchant d’autre bois de se former, 1 on dirige toute la végétation du sujet dans cette nouvelle voie. On ie : obtient ainsi en deux saisons des arbres assez développés pour être Fo plantés au verger. Dans les Etats de l'Ouest où il y a une moindre ao chute de neige, on a fait objection à ce mode de multiplication en ee raison des fréquents dommages causés aux racines des sujets plus sn ou moins délicats. Dans les régions où la chute de la neige est pe abondante, comme dans la province de Québec et l’est de l'Ontario ; Le cette objection a moins lieu d’être. &) | GREFFE EN PIED.
La greffe sur racine comme on la pratique ordinairement ne (d) réussit guère pour la multiplication du cerisier. excl La greffe en pied, qui consiste à insérer le greffon dans le pied P ou le collet du sujet, rez terre ou un peu au-dessous, est suivant. leme
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l'expérience de l’auteur de ce bulletin d certain. On peut l’opérer en hiver sur approvisionné dans ce but ; sur des sujets déjà établi
un succès beaucoup plus des sujets dont on s’est ou bien, de bonne heure au printemps
s, et qui ont été un an dans le sol sans être dérangés. Le professeur Budd dit avoir obtenu des r faisants en dé
dans l'atelier de greffage.
ésultats satisacinant les sujets en automne et les greffant en hiver
Ces trois années passées nous avons fait ici des comparaisons soigneuses dans le but de déterminer quelle méthode donne les meilleurs résultats. L'avantage est en faveur de la greffe en pied sur sujets sur place, qui avaient été plantés l’année précedente ; la moyenne des réussites a été de cinquante pour cent plus élevée. Nous avons obtenu une forte pousse la première année, à la fin de laquelle on peut retirer de ter retrancher partie de la vieille racine.
le sujet greffé d’un an en l’enfonçant plus bas qu’il n’était précédemment, de sorte que le greffon soit recouvert et soit favorablement placé pour émettre des racines. La principale objection à cette méthode c’est qu'à ce moment-là, au commencement du printemps, époque où il faut opérer, le producteur a à s'occuper de beaucoup d’autres devoirs, ce qui lui rend difficile d'exécuter en peu de temps beaucoup de greffes de ce genre. C’est toutefois une méthode d’après laquelle on peut toujours effectuer un certain nombre de greffes. Elle sera en particulier utile aux amateurs en vue desquels je donnerai les quelques instructions qui suivent :
Les sujets doivent être plantés enr le moment de la greffe. On coupe en automne des greffons bien aoûtés de la pousse de la saison, et on les fait passer l'hiver à l’état dormant, en les empaquetant dans des feuilles d’arbres forestiers, ou dans de la sciure humide. Dans cette localité-ci le meilleur moment pour greffer les sujets sur place est ordinairement les deux premières semaines day... La figure 9 fait comprendre comment on greffe ordinairement le cerisier en pied, quand on le fait dans un atelier de greffage : (&) fait voir le greffon taillé en coin ; (à) le porte-greffe avec une entaille destinée à recevoir le greffon ; (c) le greffon en position, fermement lié avec de la ficelle cirée, et
(d) la ligature complétée par une couche de cire à greffer pour exclure l'air.
re le sujet, et On peut ensuite eplanter
angs de pépinière un an avant
Pour greffer sur lement le même,
place les sujets plantés, le procédé est essentiel. sauf quant à la manière de ligaturer. Au lieu de
lier d’abord et d'appliquer la cire soudure en appliquant d’abord | bandage en coton qui adhère
ensuite, on obtient une meilleure a cire, par-dessus laquelle on met un à la cire et maintient le greffon à sa place. Quand les sujets sont sur pied, il faut se ‘appeler de couper le fût à la hauteur indiquée dans la figure aussitôt que l’on a inséré le greffon. Après un peu de pratique on le fait s
ans peine par un geste de bas en haut, et sans dé 'anger le greffon,
PorrE-GRErrEs.
Le Mvrisier (Mazzard, Prunus aviur) est probablement le portegreffe que les pépiniéristes emploient plus qu'aucun autre. Il est originaire d'Europe, et on suppose que beaucoup de nos variétés cultivées en dérivent, Toutes les variétés de cerisiers s'y soudent sans peine,
Le cerisier Mahaleb ou Sainte-Lucie ( Z employé, en partie en raison de sate et aussi parce qu’il s’accommode bie fait remarquer le professeur Bailey (Bulletin ne 38, Exp. Station, Cornell Univ., Ithaca, N.Y. Pruxiers ET CERISIERS INDIGÈNES).
Le cerisier Griottier où Morello
’runus mahaleb) est très ndance à former une tête basse, n des sols argileux, comme l’a
(Prunus ccrasus) n'a guère été employé comme porte-greffe par les pépiniéristes surtout à cause de sa tendance à pousser des drageons. Toutefois, il est rustique, et les amateurs peuvent fréquemment se le procurer, quand ils trouvent difficile de trouver des Mahaleb ou des merisiers,
Le Petit Merisier indigène (Prunu
S Pennsylvanica) à été employé avec succès ces dernières anné
es par plusieurs expérimentateurs pour la greffe en écusson, mais sa valeur pour cela n’a pas été défiuitivement déterminée, La plup avec le petit merisier aussi facile Plusieurs variétés greffées en éc
art des variétés semblent se souder ment qu'avec le merisier d'Europe.
“sson sur petit merisier et plantées dans les terrains à essais de la ferme centrale vée
gètent vigoureusement, la soudure paraissant parfaite. La facilité avec laquelle on
peut se procurer la graine de cette espèce dans presque toutes les parties du Canada, en même temps que sa grande rusticité, la recommande comme porte-greffe pour les climats froids.
Muzrripricarrox PAR TRONÇONS DE RACINES.
Quand les cerisiers sont francs de pied, comme quand on a planté
un drageon, on peut les multiplier en plantant des tronçons de
racines. On prend pour cela en automr ‘2 racines les pis rappro-
chées de la surface du sol. On les coupe en longueurs de trois pouces, on les met dans des caisses pleines de terre, et on les laisse jusqu’au printemps dans une cave fraîche. Quand le sol est prêt, on y plante les tronçons en rang, et inclinés, puis on les couvre complètement de terre, de manière que le sommet soit d'environ un pouce au-dessous de la surface. Il se produit ordinairement plusieurs pousses : on conserve la plus vigoureuse pour former le tronc, et on supprime toutes les autres. Quand on a une serre, on peut en avancer la végétation en hiver par une douce chaleur du fond dans la couche à boutures, et repiquer au printemps en rangs de pépinière.