CONCLUSIONS
La responsabilité des réactions rénales à nos vins blancs est de détermination assez difficile.
Nous dirons, nous aussi, que les sels de potasse et les tartrates sont des facteurs de la-diurèse et nous conviendrons avec le D' P. Carles, de Bordeaux, que le « bouquet joue certainement un rôle important.
Cependant d’après notre courte étude, nous croyons pouvoir affirmer que les vins les plus favorables au rein et les meilleurs excitants de l’action éliminatrice, ce sont surtout les vins sucrés.
Le vin type qui contient à la fois sucre, sels de potasse et acide tartrique à dose modérée, est le vin d'Anjou.
Le Gros Plant, réputé si diurétique en Loire-Inférieure, nous à semblé avoir une action peu favorable sur le rein, surtout lésé. Il est riche en acide tartrique, mais AUBEL et MAURICE ont prouvé que l’acide tartrique à faible dose n’était pas nocif. Toutefois cetteacidité ne s'accompagne que d’une teneur en sucre minime, et C’est pour cela, sans doute, que le reinirritable s’accommode mal du Gros Plant.
Quant au Muscadet, il paraît beaucoup plus acceptable
ro
au rein. Il nous a donné en général des résultats bien
supérieurs au Gros Plant, et plus particulièrement:
chez le sujet néphrétique. Si nos vignerons, la plupart, usagers de la routine, voulaient s’en donner la peine, ils pourraient, tout en augmentant la valeur marchande de leur Muscadet, lui faire acquérir des propriétés approchées de celle des vins d'Anjou. Mais pour cela, il faudrait d’abord perdre l'habitude de vendanger si tôt, en se souvenant que le « pourri noble » de la surmaturité n’est pas nuisible, au contraire. Il faut savoir sacrifier quantité à qualité. Enfin, ilsdevraient apprendre qu’il existe des procédés de vinification . moderne, qui, sans faire perdre au vin sa qualité essentiel de vin naturel, exaltent au maximun ses propriétés.
Vu le Doyen, Vu, le Président de la thèse BALTHAZARD. LOEPER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLETY,