‹ Ces petites dames et ces jolis messieursChapitre 5 sur 6 · AU FAUBOURG SAINT-GERMAIN · texte numérisé non relu

AU FAUBOURG SAINT-GERMAIN

— Madame la marquise voudrait-elle m’avancer quelque argent sur mes gages, que je souscrive pour la statue de Voltaire?

— Souscrivons-nous pour Jeanne Darc?

— Que t’es bête! une femme honnête, ça ne nous regarde pas.

— Mon ami, je t’en prie, contiens-toi ! Ce n’est pas sa faute, à c’t homme, s’il fait un discours latin : il y est forcé par l’autorité.

— Prix de sagesse: l’élève Chipotard ! Mon ami, qu’avezvous donc dans l’œil?

— C’est hier, en me battant avec Lapincheux, qui disait que je n'aurais pas le prix.

Premier prix de piano : Mlle Barbanchu.

•Ce sont les malheureux qui écoutent qui devraient avoir la récompense.

« Rendez les enfants à leurs mères, » dit la romance. Au bout de deux mois de vacances, elles préfèrent encore les rendre à leur proviseur.

— D’après le nouveau décret, le collège va faire changer d’air à votre fils.

— Monsieur le proviseur, notre enfant n’a jamais quitté ses parents. Pourriez-vous nous faire changer d’air en même temps ?

— Laissez-moi tranquille! Je connais la loi! Vous n’ôtes qu’un agent provocateur.

— Toi qui te plaignais de ce que je ne t’avais pas conduite aux eaux; tu vois que tout vient à point à qui sait attendre.

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