PREMIÈRE PARTIE
LE PROLÉTAIRE
le pense que César esl un bon citoyen, Car il aime le peuple.
LE VÉTÉRAN
Il veut dans Rome libre Se faire roi.
LE GLADIATEUR
Jamais, j'en jure parle Tibre.
LE PROLÉTAIRE
Avec ce mot les grands ont toujours écrasé Quiconque à leur pouvoir pour nous s'est opposé. Et quand il serait roi... Vive la tyrannie Si nous ne mourons plus de faim !
LE VÉTÉRAN
Ignominie!
Vils citoyens, Sylla vous a trop bien traités, El vous aurez un roi, car vous le méritez.
I! sort.
LE RARRIER.
Voilà le vieux guerrier sorti, parlons ensemble De César, moi je l'aime.
LE GLADIATEUR
A son oncle il ressemble, Il sera Marius.
LE RARRIER.
Ah ! depuis le matin Jusqu'au soir, chez César, c'est comme un long festin Où l'on est invité sitôt qu'on se présente.
LE GLADIAT1 I EL
El somme il sait parier d'une voix complaisante Au plus pauvre; il connaît Le nom de chaque enfant.
1/ AFFRANCHI
Je le crois.
LE PROLÉTAIRE
Au Forum, c'est lui qui nous défend.
L'AFFRANCHI
On assure pourtant que César es! superbe.
LE PROLÉTAIRE
Avec les grands, sans doute; encor jeune homme imberbe, Quand tout pliait, lui seul, il tint tète à S\lla. Il plaide en ce moment contre Dolabella.
LE RARRIER.
Puis il faut voir quel soin il met à sa coitïuiv, Elle doit lui coûter, chaque jour, je le jure, Deux heures pour le moins.
L'AFFRANCHI
C'esl un efféminé,
Aux vices du jeune Age il est abandonné. Savez-vous ce qu'on dit qu'il a fait eu Asie?
LE GLADIATECR.
ou parle contre lui, mais c'est par jalousie;
si qu'on le craint déjà.
ci. proi ! i Air. i:.
Je sais que par sa main.
Un jour, dans MytHène, un citoyen romain