C \ ION
Le Numide et Juba te semblcni-il.- bien sûrs? UN CAVALIER.
Mais nous ne serons pas enfermai dam des murs, Avec des gens sans foi, prêts à tout entreprendre Contre nous.
caton.
Bans ces murs nous pourrons nous défendre Très-longtemps, car ils sont, grâce aux dieux, par mes soins De vivres bien pourvus pour une année au moins.
LE CAVALIER
Mais nous nous défions d'une plèbe servile Qui nous peut à César livrer avec la ville. Il n'est qu'un seul moyen, Caton, de nous avoir, Qu'ils soient tous égorgés.
Jamais.
LE CAVALIER
Bien. Au revoir.
(Ils s'éloignent.
Entre RABIRIUS.
La ville est soulevée et ces marchands infâmes,
Faux comme des renards, lâches comme des femmes,
Après avoir promis de mourir avec toi,
Ressaisis par la peur et cruels par effroi,
Sur tous les sénateurs veulent faire main-basse,
Les livrer à César et lui rendre la place.
UN SÉNATEUR
Grands dieux! ainsi périr par leurs ignobles mains !
MM I i SAR.
DU vil RE.
Livrés par ces marchai) inateurs romains!
CATON
Je De souffrirai pas, amis, qu'on vous immole. i a avaliers encor ne sont pas loin, je vole Sur leurs pas, je saurai les faire consentir A rester jusqu'au jour où vous pourrez partir, Car j'exige qu'on parte et que l'on m'abandonne.
V part.)
roui- ce que je veux faire il ne me faut personne.
il irius.
L'.N SÉNATEUR
lu-, n'admires-tu pas l'étrange changement nui s'est fait chez Caton et très-soudainement! Caton, jusqu'à ce jour si farouche et si rude, 11 est d'une douceur, d'une mansuétude Qu'on ne lui vit jamais. •
DM AUTRE SÉNATEUR
Il parait à son sort Indifférent.