‹ CésarChapitre 197 sur 223 · L .N CITOYEN · texte numérisé non relu

L .N CITOYEN

Quoi ! u'as-lu pas toujours désiré sa grandeur?

i i; PROLÉT \l RÉ.

Je n'aime pas qu'on >oit si grand. J'ai sur le cœur, Moi, ces airs fastueux qu'à présent il se donne; Puis à dos ennemis sotte menl il pardonne. Je n'aime pas non plus cette clémence-là.

UN CITOYEN

Eh ! quoi, voudrais-tu donc qu'il fît comme Sylla?

LE PROLÉTAIRE

Non, comme Marius. Il ne sait pas proscrire. Je voudrais... je voudrais déjà lui voir écrire Des listes où seraient les noms des patriciens, De nos vieux ennemis qui sont aussi les siens. Il fait vendre les biens des vaincus, les partage Avec quelques amis ; pour nous quel avantage Dans tout ceci?

ON CITOYEN

Quel tort peux-tu lui reprocher?

LE PROLÉTAIRE

La vie est toujours rude et le pain toujours cher. C'est sa faute, il fait tout à présent, il commande tt comme auparavant notre misère est grande.

i N citoyen.

Il a distribué du bled aux pauvres gens.

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