DN AI I
Il donii<' des Festins publics aux indigente.
LE PROLÉTAIRE
Beau secours d'un moment, I
Dont il se targue fort el souvent mal plac
Il a tort, quelque jour il s'en repentira.
UN CITOYEN
Si tu n'es pas content, qui te contentera?
LE PROLÉTAIRE
Nous serons satisfaits quand nous aurons vos terres, Vos maisons, vos jardins.
UN CITOYEN
Qui, vous !
LE PROLETAIRE
Les* prolétaires.
I N CITOYEN
Ces gens sont dangereux pour nous en vérité,
J'aime encor mieux mon bien, moi, que la liberté.
CÉSAR seul, ensuite ANTOINE.
CES \li.
M.' voilà dictateur perpétuel... c'est comme
Si j'étais roi. Je suis puur toujours maître à Rome.
Ql \ l i; 1 1: M II PARTIE 345
Je |nii> tout. Ce pouvoir sera grand dans mes mains ;
Je mériterai d'être obéi des Romains.
le veux, 'i<' monuments durables, magnifiques,
Embellir cette \ i lie, y bâtir des portiques,
Des temples,— les perçant d'un canal, assainir,
S'il se peut, les marais Pomptiens et fournir
A la culture un sol nouveau. Partout nus plages
Se bérissenl de rocs abondants en naufrages;
J'arracherai ces rocs, je creuserai des ports,
De l'isthme de Corinthe unirai les deux bords,
Le Tibre et l'Anio. Du lac Fucin, les ondes
Couleront vers la mer sous des voûtes profondes.
Carthage de sa cendre à ma voi\ renaîtra,
Et de mes vétérans elle se peuplera.
Je sais trop que nos mœurs ont fait notre ruine,
Je ressusciterai l'antique discipline.
J'ai profité de plus d'une mauvaise loi,
Je ne veux pas qu'un autre en profite après moi :
Aux préteurs, aux consuls les provinces données,
Le seront désormais au plus pour deux années.
De l'année elle-même, ordonnant mieux le cours,
J'en réglerai les mois, j'en fixerai les jours,
Dans le calendrier replaçant l'harmonie
De la terre et du ciel que l'homme avait bannie.
Pour prévenir le trouble et les séditions,
Au peuple je ferai des distributions
De blé; parmi les grands j'aurai des créatures.
Avec des consulats, le sénat, des prétures...
J'ai besoin d'autre chose encor pour effacer
Les souvenirs toujours prompts à se retracer,
De la loi de l'État aux pieds par moi foulée
Et de la liberté sous ma gloire voilée.
Tl me faut plus de gloire — et c'est le seul moyen
De fonder un pouvoir, partout, comme le mien.
l'ont autre esl misérable.— Oui, faire une conquête Plus vaste, plus lointaine : un jour si je m'arrête Et cesse de remplir d'un grand brùil l'univers, Les Romains entendront bientôt traîner leurs fers. J'ai près de sortante ans, j'irai de ma personne,
— Car des arnies l'éclal tout puissant ne se donne Jamais au général absent lorsqu'on se bat,
Et que nul n'a pu Voir sur le champ du combat. — Mes vieilles légions me verront reparaître Et, corn me si j'avais a me faire connaître, .rirai chez Les vainqueurs impunis de Crassus Réparer nos affronts dernièrement reçus.
Et puis... j'ai toujours l'œil fixé sur ces contrées De dous par de si grands espaces séparé) S'étendant où le nord confine à l'Orient. De la je vois venir un déluge enrayant, Races encor sans nom, sauvages et guerrières;
— J'ai par delà le Rhin rejeté les première- —
Qui puniraient, en tombant sur nous, noUS écraser,
Mais que dans leur berceau je veux aller briser.
Vainqueur, je passerai la gorge hircanienne
Et puis, faisant le tour de la mer Caspienne,
Le Caucase franchi; des Romains j'entrerai
Le premier an pays des Scythes, soumettrai
Tous ces peuples placé- aux limites extrêmes
Du monde dès Germains! tous les Germains eux-mêmes.
Peut-être les Romains, de murmurer lasi
Alors trouveront-ils que j'en ai fait assef.
Mais, avant de partir, un grand dessein me tente,
Une distinction inconnue, éclatante
Réservée à « ésarseul. Hume, bien des fois,
A vu des dictateurs, mai> n'a pas \u de rois
Depuis ces temps lointains qui dous sembleul \\n rêve. Bsl-ce un grand changement au fondj si je relève