‹ CésarChapitre 40 sur 223 · QUINTUS CICÉRON · texte numérisé non relu

QUINTUS CICÉRON

El moi.

CICÉRON

Quoi ! mon frère Quintus

SILANUS, consul désigné.

Pères conscrits...

CICÉRON

Que veut donc Silanus f BILAN US.

J'adopte entièrement ce que l'on vient d'entendre ; A de telles raisons comment ne pas se rendre? Eh ! quoi! j'aurais voulu, mais je n'eus pas ce tort, Faire à des citoyens romains donner la mort! C'est contraire à nos lois et blesse la justice. Pour un Romain né libre, ah ! le dernier supplice Sont les fers; qui pensait qu'autrement on comprît?...

ON SÉNATEUR à part

Silanus se retourne avec beaucoup d'esprit. J'étais pour la rigueur, mais quand je considère Ce que César a dit....

Mon avis est contraire.

Je considère, moi, nos périls seulement, Et de certains discours m'étonne grandement. Il en est parmi nous qui ne sont pas des nôtres, Qui s'occupent beaucoup de parler pour les autres, Et feraient sagement peut-être de penser Aux accusations qu'on peut leur adresser.

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CÉSAR I Irai wli I filMa»

Ceci pour moi.

Catonl

CAKiV.

L'on a l'âme bien tendre Pour dos gens qui roulaient mettre la Mlle en cendre, Violer nos foyers, renverser nos autels, Les ennemis de Rome et des dieux immortels;

Peu m'importe la peine aux forfaits réservée, L'important c'est pour moi que Home soit sauvée.

On peut délibérer sur un crime à punir,

Mais ici nous avons un crime à prévenir. Dans les extrémités où leurs desseins nous jettent Laissez exécuter ce que ces gens projettent, Rien ne subsistera. Home prise une fois, Vaincus, à vos vainqueurs allez citer les lois!

Par les dieux immortels, écoutez mes paroles ! Vous qui perdez l'Etat pour vos trésors frivoles, Si vous voulez garder ce que vous aimez tant, Vos maisons, vos villas que l'incendie attend, » ir quoi vous vivez, tout Le fruit de vos peines, Réveillez-vous, sauvez Rome, non pas des .haines Seulement, mais encor de la destruction ; Je ne vous parle pas dilapidation, Il s'agit a présent, non des vertus anciennes, De la corruption de vos mœurs patriciennes. M lis de voir cet Etat, miel qu'il soit, aujourd'hui Disparaître du monde et vous tous avec lui.

a discouru d'une façon diserte Sur la vie et la mort, car très-bien il disserte ;

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