PREMIÈRE PARTIE
Au secours de la loi qu'il vient de publier, J'apporterai l'épée avec le bouclier.
CATON
C'est d'un séditieux le discours.
L'AMI DE LUCULLLS.
Quoi! Pompée Contre nous pour César tirerait son épée! Je m'y perds.
LDCULLUS.
Attends tout de cet ambitieux Défenseur du sénat qui se fait factieux. Mais que veut donc ici Bibulus le pauvre homme, Cette ombre de consul?
LE PROLÉTAIRE
Bibulus, qu'on l'assomme!
VATIMUS à César.
Tu n'avais pas permis qu'il parût?
Non, vraiment, Mais il se croit consul, oui sérieusement.
CATON
Faites place au consul, qu'à la tribune il monte.
LE PROLÉTAIRE
Ah! Bibulus consul ! c'est drôle, est-ce qu'il compte? Le consul est César.
L'AMI DE LDCULLUS.
Ce pauvre Bibulus!
Il est bien empêché, dis-lui donc, Lucnllus, lnj retourner chez lui.
LUCULL1 3.
< serait le plus g
c A TON.
Bibulus est un sot, mais il a du courage, Il affronte César.
L'AMI DE LUCULLUS
Dieux! on l'égorgera.
LUCULLUS
J'aurai plaisir à voir comme il s'en tirera.
BIBULUS
Romains, je suis consul aussi.
LE PROLÉTAIRE
Consul pour rire.
BIBULUS
A la loi de César je ne saurais souscrire.
LE PROLÉTAIRE
On saura se passer de toi pour l'établir.
BIBULUS
Mon collègue César, qui cherche à m'avilir
LE PROLÉTAIR E.
A très-bien réussi.
BIBULUS
Mais, moi, je ne recule Jamais, car Bibulus...