‹ CésarChapitre 66 sur 223 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Au secours de la loi qu'il vient de publier, J'apporterai l'épée avec le bouclier.

CATON

C'est d'un séditieux le discours.

L'AMI DE LUCULLLS.

Quoi! Pompée Contre nous pour César tirerait son épée! Je m'y perds.

LDCULLUS.

Attends tout de cet ambitieux Défenseur du sénat qui se fait factieux. Mais que veut donc ici Bibulus le pauvre homme, Cette ombre de consul?

LE PROLÉTAIRE

Bibulus, qu'on l'assomme!

VATIMUS à César.

Tu n'avais pas permis qu'il parût?

Non, vraiment, Mais il se croit consul, oui sérieusement.

CATON

Faites place au consul, qu'à la tribune il monte.

LE PROLÉTAIRE

Ah! Bibulus consul ! c'est drôle, est-ce qu'il compte? Le consul est César.

L'AMI DE LDCULLUS.

Ce pauvre Bibulus!

Il est bien empêché, dis-lui donc, Lucnllus, lnj retourner chez lui.

LUCULL1 3.

< serait le plus g

c A TON.

Bibulus est un sot, mais il a du courage, Il affronte César.

L'AMI DE LUCULLUS

Dieux! on l'égorgera.

LUCULLUS

J'aurai plaisir à voir comme il s'en tirera.

BIBULUS

Romains, je suis consul aussi.

LE PROLÉTAIRE

Consul pour rire.

BIBULUS

A la loi de César je ne saurais souscrire.

LE PROLÉTAIRE

On saura se passer de toi pour l'établir.

BIBULUS

Mon collègue César, qui cherche à m'avilir

LE PROLÉTAIR E.

A très-bien réussi.

BIBULUS

Mais, moi, je ne recule Jamais, car Bibulus...

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