DEUXIEME PART IF
l.\ C.VULE
La tente de César dans le pays des Séquaniens (la Franche-Comté).
CÉSAR seul, ensuite PANSA.
CÉSAR rêvant.
Pompée au bapitole, il triomphe, la foule
Vive, vive Pompée! et puis elle s'écoule
Et j'y monte à mon tour. Cieéron Clodius
Ce terrible Caton... ; ce pauvre Bibulus.
Il s'éveille.
Ayez pitié de lui... j'étais à Rome... où suis-je ? En Gaule, dans ma tente, un rocher... une tige De sapin, tout autour, une sombre foret, Et sur le mont Jura le soleil qui paraît. Je me sens mieux ici qu'au milieu des tapages Du Forum ; j'aime mieux ces régions sauvages Où je commande seul, sans tlatter, sans tromper La plèbe, et sans avoir devant elle à ramper.
Je marche au même bal par des chemins plus clignes, Des exploits glorieux, des victoires insignes, Pays a conquérir et peuples à dompter, Voilà par quels exploits j'aime a solliciter...
Sans oublier pourtant ce que l'on fuit a Home, Qui monte ou qui descend, aux emplois qui Ton nomme, Et ue négligeant point, dès que l'hiver viendra, D'aller \oir de plus près ce qui se passera.
Entre Pansa.
Tu viens de Rome, ami, qu'y dit-on f
PANSA
L'on regarde Du côté de la Gaule où César...
Il me tarde De m'y montrer. — Pompée?...