LE CHAMP DE MARS
CATOH < m.i.RON M promenant.
CICÉRON
Le champ de Mars est beau. Combien cette colline Du Janicule, là, qui mollement s'incline Devant nous, à cette heure est douce à regarder!
( A TON
Je trouve Rome triste.
CICÉRON
Il ne faut pas gronder Toujours, mon cher Caton, que ton front se déride. Du Tibre, par hasard, ce soir Tonde est limpide. Vois, sur ces prés que fait le printemps refleurir, Des cavaliers romains l'essaim léger courir. Vois parmi les gazons et parmi les fontaines Les litières, les chars de nos dames romaines. De Rome, je le crois, l'éclat s'est augmenté Pendant mon triste exil.