‹ César MalanChapitre 10 sur 289 · Non, la vie et la mort, et le ciel et la terre · texte numérisé non relu

Non, la vie et la mort, et le ciel et la terre

Ne pourront l'arracher de la main de son Père,

Ni le priver jamais de l'éternel bonheur

Que lui prépare au ciel son tout-puissant Sauveur.

1 . Heureux celui qui» dès le premier âge» Vers le Sauveur a tourné ses désirs !

Il obtiendra pour son partage Un cœur content, de vrais plaisirs»

Et cette paix pure et profonde Qui vient de Christ» et non du monde.

2. Que cherches-tu» lorsque» dans ta folie» Jeune mortel ! tu fuis le Rédempteur ?

Ton cœur se plaît et se confie Aux charmes d'un songe flatteur :

Mais hélas ! dans quelle détresse Peut te jeter ta propre ivresse !

3. Retourne-toi : viens sans frayeur te rendre Au doux appel de l'amour du Sauveur.

Viens l'écouter : il veut t'apprendre Quel est le chemin du bonheur :

fi veut allumer en ton âme Une céleste et sainte flamme.

4. Ne tarde pas. Pourquoi perdre ta vie Loin du repos et dans la vanité !

Pourquoi serait-elle ternie Par l'impure incrédulité !

Le ciel n'est-il pas plus aimable Que tout ce monde périssable ?

Ps. eux, 9. Par quel moyen le jeune homme rendra-t-il pur son chemin? En y prenant garde selon ta Parole.

26 I. Partie. — Objet de la foi.

1 . L'impie en bldsfîhéiftant périt dàhè sa folie ; Le profane mondain se rit du Créateur : Mais ton enfant, ô Dieu ! te connaît, et publie Qu'il t'adore humblement, etqu'il t'aime en se

son cœur

2. Hélas ! qu'il en est peu, parmi les fils des hommes, Qui de ton grand amour aient leurs esprits frappés ! Loin de vouloir qu'en Christ tes enfants tu les nommes, A repousser ce nom tu les vois occupés.

3. Que cherche donc leur cœur au milieu du mensonge De ces trésors sans prix, de ces plaisirs d'un jour ? Leur ômè^ hélas ! se plaît aux misères d'un songe Qui la flatte un instant, mais la perd sans retour.

4 . Est-il donc quelque paix dans ces pénibles joies. Quelque pure douceur, ou quelque vrai repos? Les ténébreux détours de leurs perfides voies Ne sont-ils pas couverts et d'ennuis et de maux ?

5. Tu l'as dit, ô Jésus ! le chemin de la vie Est en toi. Vérité : ne se trouve qu'en toi. Ton amour me l'ouvrit, et ta voix m'y convie : Ah ! je veux y mardier et t'y suivre avec foi.

6. Dissipe donc bientôt le prestige funeste Qui me séduit encore en mille vanités.

Délivres-en mon cœur, et du bonheur céleste Montre-lui les attraits et les saintes beautés.

7. 0 Jésus ! hâte-toi ! car mon temps comme une ombre, Pour ne plus revenir, s'échappe incessamment. De mes jours incertains s'est abrégé le nombre, Et de mon sûr départ s'approche le moment.

8. Seigneur ! mon cœur vers toi regarde en assurance. Je ne suis qu'un pécheur, qu'un fragile mortel ; Mais mon âme en toi seul a mis sa confiance, Et je sais qu'en mourant j'entrerai dans ton ciel.

2 Cor. iv. 3, 4. Si notre Evangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périsssent; pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé Tentendeipient, afin que réçlat; de TEva^l^ ^ 1^ gloire de Christ, qui est l'imftge de Dieu, ne leur resplendît point.

RoM. X, 4, 9^ 11. Christ est la fin de la Loi, en justice pour tout croyant. Si tu confesses le Seigneur Jésus de ta bouche, et qu'en ton cœiur tu croies que Dieu Ta ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car TEcriture dit : Quiconque croit en lui, ne sera point confus.

28 L Partie. — Objet de la foi.

{.Mondains! où courez-vous, et, dans votre démence, Où portez-vous vos pas !

Quoi ! ne voyez-vous pas Tout près de vous la mort, et de Dieu la vengeance ?

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