‹ César MalanChapitre 177 sur 289 · Oh ! vanité de notre frôle vie · texte numérisé non relu

Oh ! vanité de notre frôle vie

Sur quoi fonder ici-bas son espoir !

Âh ! dans nos mains est-il aucun pouvoir

De recouvrer la force évanouie

Qui de nos ans nous annonce le soir !

3. La nuit bientôt, la nuit va nous atteindre. Il faut cesser d'agir et de penser :

Dans un cercueil on viendra nous placer. . . Dieu juste et saint ! qui pourrait assez^ craindre Le jugementque'tu dois prononcer !

4. Pécheur ! réponds : Que deviendra ton âme? En ce jour-là, quel sera son recours ?

Ah ! si tu peux l'éviter pour toujours. Et de tes ans toujours nourrir la flamme. Sans te troubler lu petix perdre tes jours.

Job, ixvii, 8, 9. Quelle sera l'attente de l'impie, (Juand Dieu lui arrachera son âme, après qu'il se sera adonné à son avarice ? Le -Dieu Fort 'iéntéhdra-t-il ses cris quand l'affliction viendra sur lui?

VICTOIRE SUR LE MOÎiDE-ET SUR SA VANITÉ. 2S5

5. 0 Tout-Puissant ! ta justice est terrible. Quand tu maudis, qui viendra pour sauver ? Si rhomme veut ici-bas s'élever,

Et contre toi se montrer insensible»

Au Dernier Jour pourra-t-il te braver ?

6. Mais, ô Jésus ! j'ai sur moi tes mérites, Et par ton sang tu laves mon péché.

Aussi mon cœur, du monde détaché, Goûte déjà la joie où tu m'invites.

Dans le repos invisible^ caché.

7 . Oui , c'est en toi qu'est ;ma ferme espérance ! Oui, pour toi seul je veux vivre ici-bas ! Fais-moi trouver la trace de tes pas :

Et garde-moi, par ta sainte puissance.

Sur le sentier oii tu m'adresseras !

Ps. xxxix, 6. Certainement ce n'est que vanité de l'homme, quoiqu'il soit encore debout.

Matth. XXV, 13. Veillez donc; car vous ne savez ni le jour, ni l'heure à laquelle le Fils de l'homme viendra.

EsAÏE, XL, 6, 7. La voix dit : Crie ; et on a répondu : Que crieraije? — Toute chair est comme l'heiiie, et toute sa grâce comme la fleur d'un champ. —'L'herbe estsé^hée, et k fleur est tombée ; mais la parole de notre Dieu demeure éternellement.

JoB, XIX, 25, 27. Pour moi, je- sais que nson Rédempteur est vivant. — Je le verrai moi-môme, et mes yeux le verront, et non un autre.

256 V. Partie. — Gloire de la foi

1 . Comme le tourbillon passe, Ainsi des méchants perdus L'éclat s'éteint et s'efface, Et les projets ne sont plus.

Ils préféraient le mensonge D'un brillant, mais triste songe, Aux paroles du Seigneur !

Le fruit de leurs injustices.

C'est le remords de leurs vices : C'est l'épouvante et l'horreur.

2. L'incrédule, en sa folie, Blasphème le Dieu du ciel , En sa force il se confie, Oubliant qu'il est mortel.

Le Très-Haut des cieux regarde :

Il le voit ; et s'il retarde Quelques jours son jugement.

Déjà sa juste colère De cet impie éphémère Hâte le dernier moment.

Ps. LXii, 9. Les ûls de l'homine mortel ne sont que vanité; les flls de rhomme puissant ne sont que mensonge.

Prov. xu, 28, La vie est au chemin de la justice, et la voie de son sentier ne tend point à la mort.

-'7. La maison des justes se maintiendra.

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