‹ César MalanChapitre 178 sur 289 · VICTOIRE SUR LE MONDE ET SUR SA VANITÉ · texte numérisé non relu

VICTOIRE SUR LE MONDE ET SUR SA VANITÉ

3. Enivré du doux breuvage Des plaisirs et des honneurs, Il se fait appeler sage, Et sourit à ses erreurs.

Superbe et plein d'arrogance, Il s'élève en sa puissance ; Il dit : « Je ne peux mourir ! y> Tout-à-coup le mal le presse, Et l'excès de la détresse L'atteint et le fait périr.

4. Mais, ô Jésus ! le fidèle, De ce désastre témoin , A te servir avec zèle Apporte un plus tendre soin.

Ton regard le fortifie.

Sur ta parole il s'appuie, n se fonde et ne craint rien : Et ta promesse certaine Est, dans sa plus dure peine,' Son refuge et son soutien.

Ps. Lxxviii, 18. Ils ont tenté et irrité le Très-Haut, et ils n'ont point gardé ses témoignages.

Job, XXI, 17. Dans combien de temps la lampe des méchants sera-t-elle éteinte, et leur ouvrage viendra-t-il sur eux? — Ils seront comme la paille exposée au vent; comme la balle qu'enlève un tourbillon.

Ps. LxxiH, 18. Quoi qu'il en soit, tu les as mis en des lieux glissants; tu les as fait tomber en des précipices.

258 V. Partie. — Gloire de la bol

1 . Que trouverais-je en ce futile monde, Qui pût, enfin, satisfaire mon cœur?

Ah ! tout réclat de son plus grand bonheur N'est que tourment et misère profonde.

Je Tai senti ! . . . Dans ses biens les plus beaux Tout est néant : ailleurs est le repos.

2. Il m'a trompé par sa folle promesse. Pour un moment je me croyais heureux : Mais que de coups soudains et douloureux M'ont fait gémir au sein de son ivresse ! Oui, tout en lui, ses biens avec ses maux, Tout est néant : ailleurs est le repos«

3. Je le fuis donc, et vers Christ je regarde ! Ah ! c'est en lui que tout est vérité^ Tout est amour, tout est fidélité :

Ce qu'il promet, son pouvoir nous te garde. Il m'enrichit de biens toujours nouveaux, Et dans mon cœur il répand son repos.

4. Oui, c'est en toi, bien-aimé Fils du Père ! Que tomt est vrai, paisible et permanent. Oui, par la foi, je trouve, maintenant, Qu'en ton amour cessfe toute misère.

J'ai donc fini ma peine et mes travaux, £t, pour toujours^ en toi j'ai le repos.

1 Pierre, ii, 11. Je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre h Tâme.

VIGTOJ^E sua LÇ MOriDË ET SU^ SA VANIIÉ. ^&

1. Courez, fuyez, mes joui:s ! h^ez-vous vers le terme Où pour la terre, enfin, cesseront vos moments.

Ah ! mon attanto est ferm^:

Bien a.ur<lelà du temps.

2. Si jadis j*ai vécu pour un coupable monde. Si son futile éclat put éblouir mon cœur-,

Ah ! maintenant je fonde Sur ^u& mon bonh^r .

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