‹ César MalanChapitre 185 sur 289 · Ah ! garde ton enfant ! Oui, d'un bonheur qui passe · texte numérisé non relu

Ah ! garde ton enfant ! Oui, d'un bonheur qui passe

Détourne mon désir !

Et qu'en toi seul mon cœur, réjoui de ta grâce. Prenne tout son plaisir !

W6 V. Pi^RTiS* -^ G(.OIR£ D« LA fOl.

1. Un pauvre yoyageur» absent d^sa patrie, Par ses ardents souhaits devance le momeat Qui verra son retour à la terre chérie,

Où, près de ses amis, un doux repos Vattend.

2. Oh ! qu'il est consolé, lorsque le jour arrive Oh tout est préparé pour cet heureux départ ! De son pays enfin il va toucher la rive :

Ses vœux impatients repoussent tout retard.

3. Pourquoi donc sentons-nous qu'en traversant la vie Nous n'avons pour le ciel que des soins languissants ? Oui, pourquoi notre cœur a-t-il si peu d'envie

De voir l'éternité succéder à nos ans?

Page 1