‹ César MalanChapitre 186 sur 289 · Oh ! gens de peu de foi, cœurs charnels que nous · texte numérisé non relu

Oh ! gens de peu de foi, cœurs charnels que nous

sommes !

Qu'attendons-nous encor pour aimer notre Dieu ? Vivrons-nous donc toujours comme vivent les homiaes? Pour nous le vrai repos est-il en ce bas lieu ?

2 Cor, v, 7—9. C'est par la foi que nous cheminons, et non point par la vue. Mais nous avons confiance, et nous aimons mieux être étrangers de ce corps, et être avec le Seigneur. C'est pourquoi aussi nous nous étudiops à lui être agréalples.

ATTENTE ASSURÉE I>E l'IMMORTALITÉ . 9Q7

6. Ah ! bientôt finira ce rapide passage : Bientôt nous rougirons de t|)utes nos lenteurs, De nos lâches délais à saisir l'héritage

Que Jésus nous acquit au prix de ses langueurs.

7. Courage donc. Chrétiens! ranimons notre course ! Le terme est près de nous : c'est la porte des cieux ! Notre âme en y tendant remonte vers la source D'où descendit sur nous le salut glorieux.

8. Pensons à ce beau jour, où, quittant cette terre» Nous cQotempleroBs Dieu, nous entendrons sa ¥oix ; Où nous verrons Jésus, notre Ami, notre Frère : Oui^ le môme Jésus qui mourut sur la croix !

9. Tournons donc nos désirs vers ce jour qui s'avance. Appetons le Seigneur ; disons-lui : « Viens bientôt ! » Soyons prêts à partir, et dans la vigilance,

De notre sainte foi gardons le bon dépôt !

10. Oh! quel moment béni ! quelle heure fortunée, Que celle où, pour toujours, nous laisserons la mort ! Ah ! par tous nos souhaits, hâtons cette journée Où de la Vie enfin nous toucherons le port !

2 Cor. v, 2 — 5. C'est aussi pour cela que nous gémissons ; désirant d'être revêtus de notre domicile du ciel ; puisqu'en effet nous serons trouvés vêtus et non pas nus. — Car nous qui sommes en cette loge, nous gémissons, étant chargés ; en tant que nous désirons, non pas d'être dépouillés, mais d'être revêtus ; afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.

268 V. Partie — Gloire de la foi.

1 . A nos ans écoulés un nouvel an s'ajoute, Pour former ici-bas notre incertain séjour : Ainsi notre départ s'approche chaque jour, Et vers Téternité s'abrège notre route.

2. Reportons nos regards sur les courtes années Qui sont derrière nous, et déjà ne sont plus : Dans le cours prolongé de leurs temps révolus, Combien pour le Seigneur comptons-nous de journées?

3. Hélas ! comme au cadran passe Tombre légère, Ainsi passa le temps de notre vanité !

Le saint penser de Dieu ne Ta point arrêté : Nos cœurs appesantis n'ont aimé que la terre.

4. Et cependant, ô Dieu ! si durant cette vie. L'homme dont tu soutiens la périssable chair. S'est follement joué du ciel et de l'enfer. Duquel, pour lui, bientôt, sera-t-elle suivie !

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