SCÈNE IV
Les Nîmes, excepté L\ COMTESSE*.
LE GÉNÉRAL , la regardant sortir.
Elle est superbe... ( A George/te.) Je crois voir une colonne qui se déploie.
LE CHEVALIER, s1 approchant de Desrosiers. Je vous remercie , monsieur, d'avoir éloigné la comtesse.... je vous reconnais là.
DESROSIERS
Vous êtes bien bon !
Vos armes?...
DESROSIERS
Ça m' est égal...
LE CHEVALIER
Le lieu?...
DESROSIERS
Tout-à-fait à votre choix.
LE CHEVALIER
Ici donc... et à l'épée.
DESROSIERS
Si cela peut vous être agréable...
LE CHEVALIER
Et l'heure... le moment?
DESUOSIERS.
C'est autre chose... j'ai des devoirs à remplir, des affaires à
* Peuosiers, le chevalier; le général, Georgettc.
mettre en ordre.. . Quand il y a dix ans qu'on ne s'en est mê lé, c'est un peu Ion;;, et je vous demande huit jouis... (appuyant) huit bons joui s.
LE CHEVALIER
Monsieur...
Pour le moins... en faisant tout par moi-même... car, si je prenais un homme d'affaires, ce qui peut-être vaudrait mieux, nous n'en finirions jamais.
LE CHEVALIER
Monsieur le marquis, c'est abuser..*.
DESROSI EUS.
Nullement, monsieur le chevalier... c'est à prendre ou à laisser.
LE CHEVALIER
Peu m'importe, monsieur, tant que le mariage n'aura pas lieu... car je serai là , je ne vous quitterai pas, et dans huit jours...
DESROSIERS
Dans huit jours , soit. {A part.) Ce soir nous partons pour Rennes... demain le mariage, et après-demain je commence mes voyages avec ma femme et sa dot... {Haut.) Adieu chevalier, au revoir, général.
Ain nouveau. (Musique de M. Hormille.) le i.imkai , à Desrosiers.
Adieu.
(si Georgette.)
Je sors : si de toi j'ai besoin Songe à venir dès que ma voix t'appelle.
GEOF. CETTE.
Je sais qu'à l'ordre il faut être tidèle. le général, au chevalier.
Je veux, mon brave, être votre témoin.
[Le chevalier s^inclitte.) Je suis jaloux d'observer le maintien
Du marquis parant quelques bottes, Pour voir s'il tient une épéc aussi bien Qu'il tient le fer à papillotes.
ENSEMBLE
le générai, et le cuevalier.
Adieu, monsieur, partez ; mais ayez soin De revenir où l'honneur vous appelle , Et dans huit jours, rempli d'un noble zèle, Présentez vous avec votre témoin.
DESR0S1ERS.
Adieu, monsieur, je pars, mais j'aurai soin De me trouver où l'honneur nous appelle , Et dans huit jours, à mon devoir fidèle, Vous me verrez, suivi de mon témoin-
geor cette, ait général.
Comptez sur moi, mou oncle; j'aurai soin D'aller vers vous, si votre voi\ m'appelle ; Je sais cpi'à Tordre il faut être fidèle. Et vous serez de mon zèle témoin.
(Le général sort par le fond, et Desrosiers par la porte à drort--.)