‹ César, scènes historiquesChapitre 121 sur 261 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Moi, je vous connais tous, vous devez me connaître; Mais j'ai des ennemis, vous le savez peut-être. Leur haine contre moi vient de se déclarer, Et pour me perdre on veut de vous me séparer. Tandis que notre sang coulait pour la patrie, A Rome contre nous se déchaînait l'envie. J'avais, me conformant comme toujours aux lois, Déclaré citoyen un magistrat gaulois :

De verges, le consul, bravant mon privilège, Le fit battre, et lui dit : que César te protège.

Murmures.

Pompée, un général illustre, mais vieilli, Craignant par nos exploits d'être mis en oubli, Voulut les arrêter par plus d'une pratique Coupable et dangereuse à la chose publique, M'arrachant mon armée et mon commandement.

Murmures.

Ils ont enfin poussé plus loin l'acharnement. Chacun peut me tuer, soldats, c'est mon salaire. Comme des deux Gracchus, ce couple populaire, On veut se délivrer de moi.'; le voulez-vous, Ou défendre César?

LES SOLDATS

Nous te défendrons tous.

Soldats, de mon salut sur vous je me repose, Mais il est dangereux de soutenir ma cause;

Montrant Q. Cassius et Antoine.

Ceux-ci sont deux tribuns ; contre les patriciens Pour avoir maintenu le droit des citoyens, On les a maltraités, forcés de fuir la ville. Mis en danger de mort, et d'un habit servile, Vous les voyez couverts. A cette indignité, De colère à mon front tout mon sang a monté.

Ifl8 C fis A H.

Dis liibiins insuKôs, d'iino iiifAimî poursuite, No pouvoir so sauvci- (iiiVii mis laiius |iiir la fuite I Qu'on oj^prime César, mais à mes ciiiiciiiis .!(> ii'altamlonne pas lo sort de nies amis. Leur personne est sacrée, h vous je les confie; Je remets en vos mains mon iionneur et ma vie : Vous [)ouvez nous livrer à no> pei'séeuleui's, (Ml (i(;s tribuns, de moi vaillants libérateurs, Appuyant une cause aux nobles c(eurs ediiiiiiune, De César jusqu'au bout partager la fortune. Compagnons, choisissez.

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