‹ César, scènes historiquesChapitre 140 sur 261 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Et voilà les mutins, soudain, qui se repentent. Quant aux Gaules, je crois que nos amis se vantent; Et Marseille, une antique et puissante cité, Ne s'est pas trouvé bien d'avoir trop résisté.

MURÉNA

Toujours prônant César : vers lui ton âme penche.

CICÉRON

Si je Vaime, à l'aider je renonce; en revanche, Ceux qui ne l'aiment pas l'ont servi grandement.

MURÉNA

Qui donc?

CICÉRON

Et mais Pompée entre autres.

MURÉNA

Lui! comment?

CICÉRON

Pompée a fait César ce qu'il est ; je déclare

Pompée un général du talent le plus rare...

Pour se perdre; l'appui des bons... qu'il a trahis;

Un grand triomphateur... funeste à son pays;

Ses actes de César ont été les complices.

De lui l'exemple vint de braver les auspices

En promulguant ses lois par la force; c'est lui —

Je crois qu'il le regrette, entre nous, aujourd'hui —

C'est lui qui fit donner à César celte Gaule

Où sa grandeur est née, où commença son rôle ;

Qui voulut devenir gendre de son rival.

Lui qui fit Clodius i)lébéien, jour fatal !

Qui permit mon rappel, mais, je dois bien le dire.

Mit encor plus d'ardeur à me faire proscrire;

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