‹ César, scènes historiquesChapitre 141 sur 261 · CI-: S A IL · texte numérisé non relu

CI-: S A IL

Qui soiivcnl, j'iMi conviiMis, tU'iiiiiinla mes iivis, Mais, s'il les dciiKiinla, iir los a point suivis; Oui, |uMir mieux de ri-^tal assurer la drlViise, Fut l'apiiiii de César luiiglcmps eu son absence; Oui le lit maintenir dans son Kunvernement, Et (jui plus tard eneor voidut ab^oluuu'ut Que César fût consul sans quitter sou armée : Irrégularité par sa loi conlirmée.

Tout cela, je vous prie, est-ce noble, est-ce franc? Doit-on agir ainsi quand on s'appelle grand?

PISON

Pompée...

CICÉRON

Est mon ami; je le prouve, je pense, En venant le rejoindre. Eh bien! poiii- récompense, Je veux de mon esprit garder la libellé, Il sera donc par moi servi, mais non llaLté ; Toujours à mon égard il a l'ait le contiaire, D'éloges m'accablant, puis, c'est son caractère, M'abandonnant bien vite au premier embarras. Je crus trop aux amis, je ne crois qu'aux ingrats.

PISO-X.

Lui seul peut aujourd'hui sauver la républi{iue.

CICÉRON

Après avoir créé ses périls... on applique

D'autant mieux le remède au malaje, en elîet.

Qu'on connaît mieux le mal... surtout quand on l'a fait.

MURÉNA

César est l'ennemi de Home.

Qui le nie?

Mais, par malheur pour nous, César a du génie. César est prompt du moins, vigilant et hardi, Pompée est très-honnête, oui, mais très-engourdi.

MURÉNA

En un sens, tu dis vrai, Pompée encore hésite A combattre, ajournant la victoire...

CICÉRON

Ou la fuile.

PISON ET MURÉNA avec- colé.e.

La fuite, que dis-tu? .

CICÉHON.

Jeunes gens, calmez-vous Réservez pour César ce généreux courroux, Puisqu'ayant lâchement abandonné la vdle, On est si plein d'ardeur pour la guerre civile. Ah ! vous ne savez pas ce que c'est, malheureux, La guerre entre Romains !... c'est un désastre affreux. Oh ! oui, je la voulais empêcher cette guerre, Moi que de la patrie on a nommé le père. Ce fléau, je voulais à tout prix l'éloigner. Entre concitoyens dans le sang se baigner, N'est-ce rien? eh ! quel sort nous attend? la défaite? Et la proscription demande notre tête.

La victoire? c'est nous alors qui proscrivons. Et puis la tyrannie arrive et nous servons.

PISON

La crains-tu de Pompée?

228 C1ÎS\II.

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