‹ César, scènes historiquesChapitre 144 sur 261 · LE CAMP · texte numérisé non relu

LE CAMP

CÉSAR au milieu de ses soldats.

Soldats, c'est le front triste et les regards baissés. Aujourd'hui devant moi que vous reparaissez.

?3-2 CftSAU.

Car liior vous avpz fui... fui; c\-M un jour fiino.slc, NoiivtMU dans votic \ii' oii loiil ('.>^l beau du l'cslc. Solilal.^, apirs la «".aille, apiv.s rHsiiat-iic, ajur.s Tant d'i'xploils ôlonnanls, lanl di' iiuirvoilItMix traits D'aiidaco, nous voilà \aincus; je lo déplore. Si je dois vous blâmer, jr vous plains plus encore, Car j'entends des son|)irs, je vois des jjlcurs rouler. Au lieu de vous punir, je viens vous consoler. Ne désespérez pas et pour une défaite, Tnique, médiocre... Oui, relevez la tête, Soui^n^z à ce (jui fut par vos bras aeconi|tli ; Le passé du présent peut mériter l'ouldi. N'accusez pas le sort pour une fois rebelle, «Juand vous l'avez trouvé si constamment lidèle. Vous avez subjugué l'Italie en passant, Sans combat, sans répandre une goutte de sang. Vous avez traversé, malgré tous les orages. Les flottes qui gardaient les poils et les rivages Et trompé des vaisseaux vigilants et nombreux. Si tout n'a pas été toujours de même iieureux, Si vous avez du sort subi la loi commune, Par la valeur il faut rappeler la fortune. Ceux-là sont criminels seuls qui, sous mon regard, Ont fait de Rome un jour reculer l'étendard. Que les porte-drapeaux soient notés d'infamie. Dégradés de leur poste avec ignominie : A ceux-là point de grâce et je dois les punir : Les autres, pour laver leur tacbe, ont l'avenir.

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