‹ César, scènes historiquesChapitre 146 sur 261 · LA TENTE DE POMPÉE · texte numérisé non relu

LA TENTE DE POMPÉE

POMPÉE spiil.

J'ai donc vaincu César, et son astre a jiàli ;

Par ce coup, pour longtemps, il doit être affaibli;

Mon armée au contraire à chaque instant s'augmente.

D'où naît donc ce penser qui tout bas me tourmente

Et ce pressentiment qui me vient assiéger,

Oui, comme si j'avais à craindre un grand danger?

Tout .songe m'inquiète et même ceux qui semblent

Heureux. Dans mon théâtre, à l'heure où s'y rassemblent

Les Romains pour les jeux de la scène, admirant

Cet édifice aux Grecs emprunté, mais plus grand,

J'entrais, tel que j'étais à mes jeunes années,

Du laurier triomphal les tempes couronnées,

Les cheveux noirs, le front sans rides et l'œil fier.

Le peuple à mon aspect se levait tout entier.

Et, dans mon songe au moins, de Pompée idolâtre.

Ses battements de mains remplissaient le théâtre.

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