‹ César, scènes historiquesChapitre 163 sur 261 · LA PLAINE DE PHARSALE · texte numérisé non relu

LA PLAINE DE PHARSALE

CÉSAR entouré de ses LIEUTENANTS.

CÉSAR

A l'aile gauche Antoine, à Sylla l'aile droite. Point de faux mouvement, de hâte maladroite ; Domitius au centre, et tiens bien, là surtout.

A part.

Moi, je prends la réserve... et je serai partout.

Considérant l'armée de Pompée.

La force de Pompée est sa cavalerie.

Ce qu'il a de meilleur dans son infanterie,

Tout est à l'aile gauche... elle peut dépasser

Ma ligne et sur mon flanc découvert s'avancer.

Me tourner et me perdre... Oui, mais celle manœuvre

Il ne la fera pas. Je mettrai tout en œuvre

Après un silence.

Pour l'empêcher. Allons, mon plan est arrêté, Que ce plan s'exécute avec célérité.

César sp piiitp sur mi autre point.

•201 ci: S A II.

i.\ HATMiJ.K i:sr i;,\(;a(;i:k.

r,f:SAR.

Km avant, al)ui"(l('/. l'cniiciiii lace à l;u;o.

D'abord les javoluls, puis l'épéc, (îI. qu'on fasse

Soi» devoir... Ou'est ceci? je ne le comprends pas,

Des ennemis vers nous aucun no fait un pas.

Eh quoi! de mes soldais la marche est suspendue...

Ils repn-nnent la charge à peine interromj)ue, .

Lancent leurs javelots avec précision.

L'ennemi, sans désordre et sans confusion.

Les reçoit bravement; puis ils tirent l'épée

Et prennent corps à corps les soldats de Pompée.

Bien ! je comprends : Pompée a cru les arrêter

En restant immobile et mieux leur l'ésisler.

Il méconnaît l'ardeur que toujours l'éhui donne.

Ah ! Pompée a vieilli, son coup d'œil l'abandonne.

Mais voici le moment prévu, les cavalieis

S'élancent, sur mon front ils fondent par milliers.

Et veulent de leur nombre en,velopi)er mes ailes.

C'est très-bien, mais j'ai là mes cohortes fidèles.

Un quatrième corps que j'eus soin de placer

En arrière, sur eux je m'en vais le lancer.

César fait sigue à un lieuten;iiit d'aller cliorclici- six cohortes placées à l'.Tn ièrcgarde; quand elle.s passent devant lui il leur crie :

A mort les alliés, aux Romains qui se rendent

La vie... et tous les coups au visage... Ils m'entendent!

Soldats intelligents! Quand je veux attaquer

Ou défendre, souvent je puis leur expliquer

Les suivant du regard.

Mes plans. De quelle ardeur elle marche entraînée, Cette troupe solide et bien disciplinée. Contre ces cavaliers si nombreux, si brillants. Je dois en convenir moi-même, et si vaillants.

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