‹ César, scènes historiquesChapitre 188 sur 261 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Vois, je ne pleure plus, j'essaierai de sourire; Je crains d'autres dangers... pour moi.

CÉSAR

Que veux-tu dire?

CLÉX)PATRE.

On le sait, à l'amour César est très-porté, El qui me répondra de sa fidélité?

Cléopàtre à son cœur sera-t-elle présente Toujours ?

CÉSAR souriant.

Ah ! craindrais-tu la loi que je présente. Dit-on, bientôt au peuple, et qu'il acceptera, Car sur lui je puis tout, loi qui me permettra De prendre pour avoir des fils autant de femmes - Que j'en voudrai...

CLÉOPÀTRE.

Ta loi m'ofïense.

Ton César?

CÉSAR

Tu réclames

CLÉOPÀTRE.

•Oui, je veux tout mon César pour moi ; Toute seule, entends- tu?

CÉSAR

Tu sais qu'il est à toi.

CLÉOPÀTRE.

A d'autres tu l'as dit.

'290 CKSAK.

CliSAH.

Ah! crois-moi, Cli'opfilre, Do nulle fciniuo oiicor je ne fus idulfiliv Comme de mon serpent du Nil, pelit ser|iciil M'enlaçant de ses plis ou sur mon sein i;iiii|»;inl,, Fascinant mon re.^ard. Qu'est-ce, beaulr imiliiie, Qu'est-ce que la beauté gauloise, ou la latine, Ou la grecque, à côté du mélange attrayant Des Unes voluptés d'Europe et d'Orient?

Oui, j'ai vu la Germaine altière, indépendante, La matrone au cœur chaste et la matione ardeiile, La Ulle d'Ionie instruite en l'art d'aimer; Mais rien n'a jamais su comme toi me charmer. Puis cet esprit piquant, ces vives réparties, De tes lèvres de feu comme des traits sorties; L'attrait mystérieux propre à ta nation. Ton cceurfait pour la gloire et plein d'ambition, Ta parole, un vrai chant, mémo tes artifices, En toi tout est Vénus, en toi tout est délices.

CLÉOPATRE

Et César va partir, qui me consolera?

CÉSAR

Je te laisse un César qui de mon sang naîtra.

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