‹ César, scènes historiquesChapitre 198 sur 261 · LE PREMIER SÉNATEUR · texte numérisé non relu

LE PREMIER SÉNATEUR

Caton veut se donner la mort. •

CATON revenant avec les cavaliers en plus f^rand noinlire.

Venez, vaillants amis, je mets .sous votre garde Ces nobles sénateurs.

UN CAVALIER

Leur salut nous regarde Désormais. — Vous eu.ssiez été, par tous les dieux, Attendris de le voir, des larmes dans les yeux, ,

Nous prier de rester pour vous. Ah ! c'est un homme Et bien grand et bien bon. Caton pleurer!... Non, Rome N'en a pas comme lui.

CATON

Veillez donc, mes amis, Sur ces nobles Romains, qu'à vos soins j'ai commis. Gardez soigneusement ces débris vénérables De l'antique sénat; des temps plus favorables Peuvent venir un jour.

UN SÉNATEUR

Mais toi, Caton, mais toi.

Que vas-tu devenir?

CATON

Ne parlons pas de moi.

Entre RABIRIUS.

De ces trois cents marchands, Caton, la vile engeance Des cavaliers romains redoutant la vengeance...

UN SÉNATEUR

Ah ! les drôles ont peur.

UN CAVALIER

Faut-il les châtier?

CATON

Il n'en est pas besoin.

RABIRIUS.

Ils osent te prier De venir les trouver, recevoir leurs excuses El leur soumis.sion.

3(»(i (:l^SAU.

J'y \;iis donc.

liN SÉNATEUR.

Tu l'abuses Si tu crois ces menteurs, c'est un piège grossier Conlri^ toi, crains...

CATON

J'y vais.

UN SÉNATEUR

Mais peux-tu te fierf,...

(Galon sort.)

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