LE PREMIER SÉNATEUR
Caton veut se donner la mort. •
CATON revenant avec les cavaliers en plus f^rand noinlire.
Venez, vaillants amis, je mets .sous votre garde Ces nobles sénateurs.
UN CAVALIER
Leur salut nous regarde Désormais. — Vous eu.ssiez été, par tous les dieux, Attendris de le voir, des larmes dans les yeux, ,
Nous prier de rester pour vous. Ah ! c'est un homme Et bien grand et bien bon. Caton pleurer!... Non, Rome N'en a pas comme lui.
CATON
Veillez donc, mes amis, Sur ces nobles Romains, qu'à vos soins j'ai commis. Gardez soigneusement ces débris vénérables De l'antique sénat; des temps plus favorables Peuvent venir un jour.
UN SÉNATEUR
Mais toi, Caton, mais toi.
Que vas-tu devenir?
CATON
Ne parlons pas de moi.
Entre RABIRIUS.
De ces trois cents marchands, Caton, la vile engeance Des cavaliers romains redoutant la vengeance...
UN SÉNATEUR
Ah ! les drôles ont peur.
UN CAVALIER
Faut-il les châtier?
CATON
Il n'en est pas besoin.
RABIRIUS.
Ils osent te prier De venir les trouver, recevoir leurs excuses El leur soumis.sion.
3(»(i (:l^SAU.
J'y \;iis donc.
liN SÉNATEUR.
Tu l'abuses Si tu crois ces menteurs, c'est un piège grossier Conlri^ toi, crains...
CATON
J'y vais.
UN SÉNATEUR
Mais peux-tu te fierf,...
(Galon sort.)