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UN AUTRE POINT DE LA VILLE D'UTIQUE

Li:S TROIS CI:NTS marchands, ensuite CATOX. \]\ MARCHAND.

Caton ne viendra pas.

UN AUTRE

Il craindra quelque piège.

Moi, certes, je craindrais à sa place.

UN AUTRE

Viendrais-je?

Je ne crois pas.

UN AUTI\E,

Calon viendra, c'est un cœur fort, Que rien ne peut troubler, qui méprise la mort.

UN AUTRE

Je voudrais être ainsi, ce doit être agréable D'être brave.

UN AUTRE

Qui sait?

UN AUTRE

Moi je me sens capable, Par moments, d'affronter un danger inconnu, Mais ça me passe ainsi que ça m'était venu.

UN AUTRE

Si de se rendre ici Caton a le courage, Ce sera, j'imagine, avec un entourage De soldats bien armés,

UN AUTRE

Je pense comme toi.

UN AUTRE

Non, il s'avance seul.

CATON parait.

Que voulez-vous de moi?

UN MARCHAND

Le conseil des trois cents humblement te demande De ne point le pui^ir d'une faiblesse grande; Nous n'avons pas tenu bien courageusement Ces promesses qu'on fait dans le premier moment.

308 CKSAlî.

Un (Mail V(Mis ('m|)nrl(', ;i toiil oi» se (IT'ciilc,

Mais (|iiaii(l \iiMil li' (l:iii,if<M' on (\<I moins inlrrjiiilc.

Vois-tii, noiili' (".alun, il faut tMrc indulycnl,

Nuiis no manions jtas W fer, nous, mais Tarifent.

Ce n'est pas notre faute après tout si les ai-mcs,

(Jui le plaisent .-i lorl. uni |)(iiir nous iii(iiii> ilc cliiniucs.

Nous sommes ainsi faits, cl c'est plus l'oil «pie nous,

Ne nous en punis pus, Calon.

Rassurez-vous, Vous me semblez assez punis par voire crainte,

UN MAr.ClIAM).

Ah! c'est un grand tourment.

CATON

Ne portez pas atteinte Aux jours des sénateurs, à leur sécurité, Et du reste, vivez en pleine sûreté.

UN MARCHAND

Mais tous ces cavaliers... la ville est inquièle.

CATON

Ils voulaient vous tuer

Ils voulaient vous tuer

TOUS

Oh ciel !

CATON

TOUS

Nous!

Je le répète,

TROISIÈME I^AKTIE. 309

CATON

Tous les habitants!

UN MAIICHAND.

Les foininos, les vioillanls et les petits enfants!

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