TROISIÈME PARTIE
Que l'on miiintienne l'ordre , évite le tumulte ; Nul ne doit éprouver de dommage ou d'insulte ; Que chacun de la fuite obtienne les moyens Et l'argent qu'il lui faut pour rejoindre les siens.
J\al»iiius sort; entre un envo>é île ÎMarcus Octavius.
Que me veut ce Romain, et vers nous qui l'envoie?
L'ENVOYÉ
Marcus Octavius.
CATON
Ah ! j'ai beaucoup de joie D'apprendre que Marcus vit; il s'est bien porté?
L'ENVOYÉ
Très-bien. Il est campé près de cette cite.
CATON
Les dieux en soient loués !
L'ENVOYÉ
Mon général demande Jusqu'où s'étend l'espace où ton pouvoir commande. Car les tiens, il le sait, contre (a volonté. Ont sur son territoire assez empi'été; Octavius s'en plaint et par ma voix te prie. De peur qu'entre vous deux naisse une brouillerie, Que soit bien Umité ton pouvoir et le sien; Que faut-il de ta part que je réponde?
CATON
Rien.
L'envoyé sort.
CATON seul.
Et comment s'étonner donc de notre ruine. Quand sur nous, à ce point, l'ambition domine.
:Ui> Cl^lSAU.
Que iimis nous ilisiuiloiis, ù iiiis(''i';ilili' clTorl ! Les restes iriin pomuii' déjà tYai)|)é de iiiuil !
i:i.iu- CAMDIl'S.
Calon, les cavaliers s'éioiKiient de la \ illc
CATON
Us font bien.
CANIDIUS Ap.ut.
Je lie vis jaiuais cet air tranquille A Caton, je m'y perds.
CATON
Oui, chacun doit songer, Et le plus tôt possible, à sortir de danger.
CANIDIUS
Mais toi?
CATON
Je partirai plus tard, après les autres. Sur la plage je vais voir embarciuer les nôtres.
Entre NU M ATI US.
Avant de s'éloigner, ces cavaliers romains
Vont dépouillant tous ceux qui tombent dans leurs mains.
CANIDIUS
Ils l'ont bien mérité par leur lâche insolence.
CATON
Courons nous opposer à cette violence.
NUMATIUS
Eh ! que te font ces gens d'Utique si poltrons. Dignes de tous les maux et de tous lesatTronts!
TROISIÈME PAUTIK. :n3
CATON
Ils ni'impnrtont. très-pou, mais mon renom m'importe, Surtout (|ue réquité soit toujours la plus forte.
Us sortent.