‹ César, scènes historiquesChapitre 200 sur 261 · CATO · texte numérisé non relu

CATO

Tous, sans exception.

UN MARCHAiND.

Mais c'est épouvantable 1

CATON

Je leur ai fait quitter ce dessein détestable. Ne redoutez plus rien.

UN MARCHAND

Nous sommes des ingrats, Nous te devons nos jours.

Et je n'exige pas Que vous vous acquittiez, pauvres gens, de la dette. Ces jours que vous devez, gardez-les.

UN MARCHAND

Je me jette Aux genoux de César, qui va nous pardonner. Et lui demande, au nom de tous, de t'épargner.

CATON

Ne prenez pas ce soin. Prier pour moi ! Démence .Au vaincu d'implorer du vainqueur la clémence. Du juge au criminel d'implorer le pardon ! Je ne suis pas vaincu, je suis vainqueur. Caton Plus que César, malgré le sort et son caprice, Se sentit toujours grand, puissant par la justice.

:iU) <; lis A II.

Vwv le droit. .Anjoiiid'luii (Irsar es! le viiincii, H t'sl W criiiiiiu'I, car il esl. coiivaiiicii, Et par srs aclioii.-^ di'vant tmilc la \cv\v, D'avoir fait co (|iravanl il niait vouloir faire, Atla(]iii' la patrie, et par (iii attentai. Digne d'Clre puni de nioil, délniit ll'.lat.

LA MAISON DE CATON

CATON seul, ensuite UN ENVOYÉ DK MARCUS. CANIDIUS, NLMATIUS.

CATON

César est près d'Utiquo, on va le voir paraître,

Vainqueur et lout-pui.ssant... C'est pour demain, peut-être ;

Je ne le verrai pas. — Ce point bien arrêté

Met dans mon âme un calme, une sérénité

Qui fut jusqu'à ce jour à cette âme étrangère ;

Je ne me trouble plus des cboses de la terre,

Je la laisse à César, elle est bonne pour lui.

Du monde, des bumains, absent dès aujourd'liui.

N'y tenant déjà plus que par une babitude

De vivre, et tout au plus par ma sollicitude

Pour mes amis, j'babite un monde plus parfait

En pensée, et bientôt j'y serai tout à fait.

Kntre Rabiriiis.

Vite, Rabirius, vole, sans prendre baleine,

A tous ceux qu'en venant César peut mettre en'Jjeine,

Dire de s'éloigner : à quiconque a besoin

De vaisseaux pour partir, qu'on en donne, et prends soin

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