‹ César, scènes historiquesChapitre 210 sur 261 · UN ESCLAVE · texte numérisé non relu

UN ESCLAVE

Par ordre de ton fils...

CATON le frappant au visage

Tiens 1

L'F.SGLAVE.

Ma joue est frnppée

322 CI^:SAIt.

D'un coup si \\\cn donnô qu'il s'csl hlosst'' |;i in lin. Quoi ! lui si iicm \u)uv lous!

CATON

Tdi, lu u'es pas Hoinain.

Alil c'en esl trop enfin, c'est de la violenee, Mes esclaves, mon llls, sont-ils d'intelligence Pour me perdie';' Appelez mon fils et mes amis. VeultMil-ils me livrer vif à mes ennemis?

le lîN et U's niiils de Cnton accourent.

LE FILS DE CATON

Pardonne-moi, mon père.

CATON

Ingrat !

CANIDIUS

Caton, pardonne..

CATON

Juge-t-on que le sens aujourd'hui m'abandonne, Et m'a-t-on jamais vu troublé d'entendement? Ne peut-on, par discours et par raisonnement, M'éclairer, si l'on croit que j'ai tort, sans prétendre M'inlerdire un parti qu'il me plairait de prendre, Sans employer la ruse et sans me désarmer? Agir à mon égard ainsi, c'est m'opprimer. Insensés, qui croyez qu'en dérobant mon glaive, De me donner la mort tout moyen l'on m'enlève! Ne puis-je donc, si j'ai résolird'en finir. Quelques moments mon souffle en mon sein retenir. Ou bien contre ce mur d'un coup briser ma tête? Disciple de Zenon, et toi, sage interprète D'Aristote, pourquoi fixant sur moi des yeux Ébnliis, rester là mornes, silencieux?

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