TROISIÈME PARTIE
Parlez donc, à Caton montrez, s'il est possible,
Et si vous découvrez un argument plausible,
Qu'il peut, sans déshonneur, sans manquer au devoir,
Sauver honnêtement sa vie et la devoir
A la pitié d'un maître, alléguez quelque preuve,
Trouvez quelque raison persuasive et neuve
Qui vous fasse aujourd'hui tout à coup rejeter
Ce que pour vrai toujours je vous vis accepter,
Afin que devenus soudainement plus sages
Nous allions à César apporter nos hommages...
Je ne m'explique point sur mes intentions ;
Je me déciderai par mes réflexions ;
Consultant la raison, les livres et vous-mêmes.
Comme lorsqu'à loisir agitant vos problèmes,
D'après des arguments qui vous semblent sensés,
Sur une question enfin vous prononcez.
Je n'ai rien arrêté peut-être, mais j'espère
Que mon fils voudra bien ne pas forcer son père
A ce qu'on ne saurait lui prouver clairement
Etre ce qu'il doit faire en ce grave moment.
Sur ce, dgrmez en paix, je reprendrai mon somme.