UNE TENTE
CIMBHR, CVSCA, servant tous deux dans rariiiéo de César.
CIMBER
Ce jour enfin verra, César, notre vengeance !
C\SCA.
Avec les ennemis être d'intelligence.
Ce n'est pas d'un Romain.
CIMBER
Qu'importent les moyens Lorsque le but est bon !
CASCA
Mais de vrais citoyens Doivent-ils en secret, effrayant une armée D'une sourde rumeur habilement semée, Préparer un désastre ?
CIMBER
A qui? Moi je pensais Qu'il était un tyran, que tu le haïssais.
CASCA
Oui, je hais le tyran, je voudrais le combattre Les armes à la main . *
CIMBER
Je ne veux que l'abattre ; Qu'il meure, et tout est bien. Qu'importent ses soldats. Complices achetés, aidant ses attentats.
Qui fondent sa puissance en servant à sa gloire Et qui le feront roi du droit de Ui victoire.
■VM (;i^:sAR.
Vu roi !... non, Imil i>liil("il, Cinibor, (ii!';i Udinr un roi. Mais W c'oinliat est jiroilie cl j'y vole.
cniiu:n.
Avec toi J'y vais aussi, je venx voir finir le coui)able.
rjisc.i sort.
M'attachanl à ses pas comme une ombre ini[)lacable, Je le suis, attendant le jour tant appelé Où je verrai César dans son crime immolé.
AVANT LA BATAILLE (les armées sont i:n présexce).
CESAR Cl) avanr îles rangs.
Je ne reconnais plus mes légions. J'ordonne D'avancer, on s'arrcMe, ou bien l'on m'abandonne Quand je marcbe en avant. C'est une traliison... Elle ne pourra rien et j'en aurai raison.
Aux soldats.
Reconnaissez la voix de César. Ils se taisent.
On entend îles iniirinuies.
Point d'acclamations! Ces bruits-là me déplaisent.
C I M B E R qui l'otiserve.
Il est troublé.
CÉSAR
Je vois mon destin balancer. Ah ! je sais un moyen de les faire avancer.