LA MAISON DE CESAR SUR LA VOIE SACREE
BKSTIA, CECILIUS, ensuite CÉSAR.
BESTIA
L'affaire est sérieuse et vaut qu'on l'examine.
De l'instant décisif plus chaque heure est voisine
Et plus je réfléchis à ses suites; l'on n'a
Pas nommé, cette fois, consul Catilina,
Il a fui, d'Arpinum le chevalier l'emporte.
J'ai bien promis, juré, ba du sang ; peu m'importe;
On ne tient pas toujours ce que l'on a promis,
César est détesté de tous nos ennemis.
Parle avec les tribuns — c'est un tribun lui-môme —
Et par les plébéiens vise au pouvoir suprême ;
César est ce qu'il faut, c'est l'homme d'aujourd'hui;
Allons, décidément, moi je m'attache à lui,
Je trouve ses moyens plus doux, ses mains plus nettes
Et ses calculs plus sûrs, — il payera bien mes dettes;
A qui veut le servir, il ne refuse rien ;
Voilà Cœcilius autre Césarien.
56 C fis AU.
c r.ciLius.
Jo no puis onrliiror une Iclli' Jaclanrc.
Ce consul r.icr-ron fait l'Iuminic {riiu|n)rlanri-,
11 s'cM» va rociieillatU des infoi inalions,
S'agite et voit partout des conspirations.
Leninlus, Céliiégus, les plus beaux noms de Rome,
Il accuse, il dénonce au hasard.
BLSTIA.
].e pauvre lionime ! Des conspirations ! qui songe à conspirer ?