‹ César, scènes historiquesChapitre 30 sur 261 · LA MAISON DE CESAR SUR LA VOIE SACREE · texte numérisé non relu

LA MAISON DE CESAR SUR LA VOIE SACREE

BKSTIA, CECILIUS, ensuite CÉSAR.

BESTIA

L'affaire est sérieuse et vaut qu'on l'examine.

De l'instant décisif plus chaque heure est voisine

Et plus je réfléchis à ses suites; l'on n'a

Pas nommé, cette fois, consul Catilina,

Il a fui, d'Arpinum le chevalier l'emporte.

J'ai bien promis, juré, ba du sang ; peu m'importe;

On ne tient pas toujours ce que l'on a promis,

César est détesté de tous nos ennemis.

Parle avec les tribuns — c'est un tribun lui-môme —

Et par les plébéiens vise au pouvoir suprême ;

César est ce qu'il faut, c'est l'homme d'aujourd'hui;

Allons, décidément, moi je m'attache à lui,

Je trouve ses moyens plus doux, ses mains plus nettes

Et ses calculs plus sûrs, — il payera bien mes dettes;

A qui veut le servir, il ne refuse rien ;

Voilà Cœcilius autre Césarien.

56 C fis AU.

c r.ciLius.

Jo no puis onrliiror une Iclli' Jaclanrc.

Ce consul r.icr-ron fait l'Iuminic {riiu|n)rlanri-,

11 s'cM» va rociieillatU des infoi inalions,

S'agite et voit partout des conspirations.

Leninlus, Céliiégus, les plus beaux noms de Rome,

Il accuse, il dénonce au hasard.

BLSTIA.

].e pauvre lionime ! Des conspirations ! qui songe à conspirer ?

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