‹ César, scènes historiquesChapitre 34 sur 261 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

C'est courageux, sublime et l'on va me louer. Mais qu'arriverait-il, si j'allais échouer? Ils ont un rang, des noms glorieux, la puissance. Et moi, je suis nouveau, de petite naissance. Dans la lutte vaincu, je serais écrasé ; Peut-être même un jour, je serais accusé D'avoir pour m'exhausser au rôle de grand homme, Abaissé dans ces noms la majesté de Rome. Quel conseil décisif et quelle autorité

Viendront me délivrer de ma perplexité?

Non, leur crime est affreux, leur entreprise infâme, Nul ne plaindra leur sort. Réveille-toi, mon âme, Ame d'un vrai Romain, tu peux bien consulter Et le contre et le pour, tu ne peux hésiter. Non, mon devoir est clair, ma gloire est assurée, Mon nom de tous les temps remplira la durée. Rome en un grand péril, dira-t-on, se trouva, Mais Cicéron était consul et la sauva.

Entrent Terentia, femme de Cicéron et leur fille Tullia encore enfant. CICÉRON.

Ma femme et notre enfant! ici qui les amène? Ne venez pas troubler le transport qui m'entraîne, J'ai juré de sauver Rome, Terentia, Laisse-moi, chère épouse, emmène Tullia, De peur que votre aspect n'amollisse mon âme.

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