‹ César, scènes historiquesChapitre 79 sur 261 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LE PROLÉTAIRE

César en ce moment montre aux aigles romaines Des pays inconnus, de vastes régions, Où n'avaient pas posé le pied nos légions. Il a vaincu d'abord le peuple formidable Des Germains...

L'AFFRANCHI

C'est un crime, un crime impardonnable, D'avoir été chercher parmi leurs bois épais Des peuples qui voulaient avec nous vivre en paix. Ainsi parle Caton.

LE BARBIER

Caton un homme grave.

LE PROLÉTAIRE

Un ennemi du peuple, il le voudrait esclave.

L'AFFRANCHI

Caton en plein sénat — quand ils ont déclaré. Qu'en l'honneur de César il serait célébré Des actions de grâce aux dieux...

LE PROLÉTAIRE

Dans chaque temple, De supplications vingt jours.

LE BARBIER

C'est sans exemple.

L'AFFRANCHI

Caton, de cette voix forte que vous savez, Leur a dit : par César les dieux furent bravés

M'J CKSAK.

(Jiiaiid il a, sans iiiulif, fait une giu-iio iiijush?. Si vous ivMUMcii'z los dieux, rtilympc aM}j;n.sle, Oiio ce soit (le n'avoir pas puni i»'s lioniains hn ciiinc tic (lésai'; ([udii le livi'o aux (Icrniains l'i)nr apaiser le ciel cl pour l'aiic coniiaîlre (^Ui'à Rome nous savons encor puiur un liaiire.

LE BARBlEIl.

Calon est intraitable.

LE PROLÉTAIRF.

Il est fou, ce Calon Finira mal, — César a conquis Alhion, En attendant, cette île immense et qui; du uionde Séparait une mer ignorée cl profonde.

LE BARBIER

Mais est-ce donc bien sûr?

LE PROLÉTAIRE

Eh ! vois dans les journaux '.

L'AFFRANCHI

Je n'en crois pas toujours ces actes diurnaux.

Des gens bien informés que je connais prétendent

Que cette île n'est pas.

LE PROLÉTAIRE

Leur dire...

L'AFFRANCHI

Ils le défendent

' On sait que les journaux r-xistaieiit chez les Romains.

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