IMPORTANCE CROISSANTE DES VINS D’'ALGÉRIE
La décroissance qui se manifeste pendant cette période dans les importations de vins exotiques et spécialement de vins espagnols fut, mais en partie seulement, balancée par une progression importante dans les entrées de vins d’Alvérie. Voici quels furent les chiffres de ces entrées (en hectolitres) :
En: 1899...:.. 957.968 En 19075 628.447 MODO exe 285.037 BOOBA 608.116 OO 464.023 SOUDE ME 432.031 AE PR TRES 574.408 HO ere 649,361 Hope ee 924.341 FAN RR ES 1.021.148 AO 855.813 OPA 1.006,812 RL Do re 522.293 NO 363.117 006 591.499 oder 495.45)
Comme pour les vins étrangers, les variations de chiffre sont en fonction des récoltes françaises. Ces vins compren-
1 Ces chiffres n'ont pas la prétention de l’exactitude absolue. Ils sont cependant empruntés aux comptes rendus annuels de la Chambre de commerce.
aert: des vins rouges de fort degré, des mistelles 8°/15° et des vins blancs, ces derniers gagnant progressivement en importance, « Cela tient aux anciennes habitudes de travail; de tous temps le commerce cettois s’est adonné à la préparation des vins spéciaux. Or, depuis quelques années, les expéditions de vins rouges partent directement de la cave du propriétaire en wagon-réservoir ; c’est à peine si parfois le négociant forfaiteur leur fait subir un simple filtrage; cela explique la préférence du commerce cettois pour les vins blanes » !. À vrai dire, le commerce des vins ordinaires à Cette recut déjà la première atteinte importante du développement des chemins de fer qui facilitèrent les expéditions directes des centres de production.
Il convient de préciser que les vins blanes et les mistelles demeurent sur notre place, où ils sont utilisés par les vermouthiers et les fabricants de vins de liqueur. Par contre, une grande partie des vins rouges ne fait que transiter par le port de Cette à destination de l’Intérieur et notamment du marché parisien et des régions de l’Est. Cette semble, par sa seule position géographique, être le point de transit naturel de ce mouvement. En fait, ce rôle n’était pas de tout repos. « L'économie des transports a aussi ses surprises, dit la plume alerte de M. Vivarès. Le commerce des vins du nord et de l’est de la France ne tarda pas à s’apercevoir qu'il avait mieux à faire que de recevoir par les ports de Cette, Marseille et Saint-Louis-du-Rhône ces vins d’Ajlgérie que les voies ferrées avaient à distribuer dans le Nord, Paris et l’Est. Le commerce, en effet, n’est point toujours aussi pressé qu'il le paraît, et dans le fait de ses approvisionnements, surtout quand il s’agit de la reccnstitution et de l’entretien de ses stocks, il n’estime pas toujours que le temps soit de l’argent, On s’était done apercu, cela remonte à 1895 et même plus haut ? que les visn d'Al série, au départ des principaux ports de cette colonie. cof-
1 Chambre de com. Compte rendu de 1909.