‹ Cette et Son Commerce Des Vins: de 1666 à 1920Chapitre 19 sur 159 · I. — Liste des négociants de Montpellier qui résident à · texte numérisé non relu

I. — Liste des négociants de Montpellier qui résident à

Montpellier et ont maison à Cette:

Balguerie. Fraissinet.

Bascou. Laurens (Daniel).

Bouiller (Jean) et Cie. Leurs.

* Brousson et Cie. Mauriès (Vve).

Castillon. Péricé.

Desmarets. Plagnol (Vve).

Durand et fils. Rey (André).

Faivesse. Sarran (Vve) et Bazille.

F'alconet.

II. — Liste des négociants établis à Cette et y payant capitation:

Baissade. Flickwier et Cie.

Bérail. Fournier.

Berger. Granier.

Blanc. Grenier.

Boudon. Laporte.

Bousanquet (Vve). Laurens (Etienne).

Bousquet (Louis). Martin fils.

Bresson cadet. Martin (Pierre). Caffarel. Mercier.

Caffarel (Paul). Péridier (Vve Pierre).

Cairoche, Planchon.

Cambon. Planes.

Cauvy. Reissen. J Chastel. Rodier.

Contrestin. Rogé.

Coulet. Roubin.

Dedieu. Rouch.

Demortié. Roux (André).

Despetits. Sipierre.

Doumet (Robert). Taillan.

Estève. Tichy (Jean).

Farret. Tricou (Jean).

Fille (Esprit). Troussel (Jean).

Mais nous savons que le commerce des vins était fait également par des Biterrois, des Frontignanais qui souvent, comme les Montpelliérains d’ailleurs, travaillaient à la commission pour des négociants du Nord.

En 1778, l’idée d’un groupement des négociants cettois apparaît à nouveau, mais sous une autre forme. Grangent, consul-maire de Cette, demandait la création d’un corps de négociants cettois; nous n’avons pas le libellé de cette demande mais nous possédons la réponse du syndic du Languedoc, le marquis de Montferrier. C’est une page de fine logique qui mérite d’être citée en entier: « Je ne crois pas, mon cher monsieur, que les négociants d’aucune ville

ee

soient formés en corps par les lettres patentes, mais quand celà serait, je doute qu’on en accordât à ceux de Cette dans un moment où on a été sur le point d’abolir tous les corps. D'ailleurs vous ne faites pas attention que le principal privilège de la ville de Cette est qu’il n’y ait point de maîtrise et que toutes les associations y soient libres. Les nég'ociants devraient-ils être seuls exceptés de cet ordre général sans une nécessité absolue? C’est ce que je ne penserai: jamais, ne regardant pas comme une nécessité d’être engagés à des dépenses souvent inutiles. Au surplus, comment pouvez-vous être exposé à des procès en nom générique d’un corps qui n’existe pas? Et s’il y a quelque affaire qui intéresse un certain nombre de négociants ou tous ensemble, ne peut-on pas se syndiquer volontairement pour fourxir aux frais? Vous avez de trop grandes idées, mon cher monsieur; il faut aller tout doucement en besogne et ne pas former des demandes sujettes à inconvénients » !.

Ainsi la corporation des négociants n’eut pas plus de succès que n’en avaient eu le bureau de la Chambre de commerce.

1 Arch. munic. de Cette, HH, 17. Lettre du 13 juillet 1778.

PME LE)

Page 1