‹ Cette Port-Vendres et NiceChapitre 7 sur 35 · I . io5.64o · texte numérisé non relu

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Relativement à la période précédente 1905- 1909, les chiffres du cabotage et des exportations sont restés invariables, mais ceux du transit ont doublé et Cette est le premier port de transit de France après Marseille.

Les importations ont fortement augmenté : la moyenne des importations était de 526.000 tonnes pour 190')- 1909 ; elle varie alors de 700.000 à 800.000, à cause des besoins du commerce, les récoltes des vins ayant été déficitaires.

Depuis 191 1, le déficit des récoltes s'atténue ; l'importation des vins et, par contre-coup, le trafic total diminuent.

En 191 3, comme en igoS, Cette était le huitième port français.

D'août à décembre 191 4, comme tous les ports français, Cette voit son commerce arrêté. Si le trafic total n'est pas descendu au-dessous de 780.000 tonnes, c'est grâce à l'activité du premier semestre.

Dès 1916, les nécessités de la Défense nationale amènent une reprise de la vie industrielle. Dans l'obligation d'intensifier ses productions, l'industrie augmente considérablement l'importation des matières premières. L'occupation de l'Est et du Nord, la mobilisation des paysans ralentissent la production agricole et dans tous nos ports, les importations de denrées alimentaires s ' accroissent fortement . Les interventions , souvent contradictoires et malheureuses, du gouvernement, les prohibitions d'entrées et de sorties, les réquisitions, la crise des transports permirent au monde du commerce de déployer, au milieu de protestations de toute sorte, une activité considérable, récompensée par un enrichissement sans précédent.

La comparaison des tonnages, en igiS et 1916, permet de voir que l'augmentation est générale. On n'observe des diminutions que dans des ports secondaires, non touchés par le ravitaillement allié. Comme nos importations venaient pour la plus grande partie de l'Angleterre ou des Amériques, les ports de l'Océan furent plus actifs que ceux de la Méditerranée : Marseille tombe du premier au deuxième rang et voit diminuer son tonnage ; Saint-Louis-du-Rhône passe du dix-septième au vingtième rang ; Port-de-Bouc, du quinzième au vingt-neuvième et Nice, du vingtième au vingt-sixième. Par contre, les progrès des ports océaniques ou nordiques sont très sensibles.

Cette, lui-même, passe du huitième au dixième rang, alors même que son tonnage atteint les chiffres les plus élevés qu'il ait connus. Le graphique montre que ces chiffres sont surtout dus à l'élévation formidable du transit à l'importation.

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