‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 16 sur 59 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

Frère Oiimier MaSUert.

Seigneurs, qui les grans biens auez Pour seruir la chose publique ; Prelatz et clercs, les droitz sçauez ; Gens qui menez Tie lubrique :

De Yoz péchez et voye oblique Vous rendrez conte * et reliqua Ou serez dampnez sans réplique.

M^arme ', il n^ a ne sy ne qua *.

Gorgyas ' basteurs dé pauez , Bourgoys *, marchans, gens de practique.

Femmes qui vos faces lauez Et pour intention inique, Fringuez ' bien en forme autentique :

Le diable, qui vous prouoqua, En fin pour vous auoir s'applique.

M'arme, il n'y a ne sy ne qua.

Tricherres •, qui l'autruy debuez , Gens nobles, gens d'art mécanique.

POÉSIES d'ouvier maillard

Leuez tous les testes, leuez * 1

Vous vous dampneZf raison Texplique.

Vous yrez au Dieu pacifique

Qui oncques pécheur ne mocqua...

Ou au logis diabolique 1

M^arme, il n^ a ne sy ne qua.

'^îm

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