‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 20 sur 59 · LE SEPTIESME · texte numérisé non relu

LE SEPTIESME

Rien de Pautruy tu ne prendras ** Par rapine ne par falace ; Se tu en as tu le rendras, Ou ià ne verras Dieu en face.

LE HVITIESME

Tu ne diras faulx témoignage Contre personne en iugement:

Et ne mesdis, par fol ** language , De créature nullement.

POisIBS FRANÇAISKS

LE NEYFVIESMB

Garde toy bien de désirer La femme d^autruy ne sa fille :

Beaulté de corps considérer Fait souuent Pâme orde et ville.

LE DIZIESME

Garde toy bien de conuoiter De ton voisin son héritage ; Dampné seras, sans point doubter , Se tu consens à tel outrage *'.

Qui ses commandemens sçaura Et les gardera en sa vie , La ioye de paradis aura Avec Dieu en sa compagnie.

Quiconques les trespassera , S^il n^en fait digne pénitence , Ou feu d^enfer damné sera Sans iamais auoir allégeance.

Ihesu mon Dieu, en /qui ie croy ** , Donne moy obayr à ta loy , De mes péchés remission , Loyaument t'aymer sans fiction.

d'olivier maillaro 55

Fay moi viure comme il conuient Et je proteste deuant toy Que mourir veuil en celle foy Que saincte Eglise croit et tient.

Mon Créateur piteulx et sage , Qui m^as créé à ton ymage, Veuille moy aujourd^huy garder, En moy donnant force et couraige, Que je puisse, par bon ouuraige , Tous tes commandemens garder I

Amen.

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