‹ CEUVRES FRANCAISES D'OLIVIER MAILLARDChapitre 21 sur 59 · LE SENTIER DE PARADIS · texte numérisé non relu

LE SENTIER DE PARADIS

Cy après s'ensuit le Sentier de Paradis,

Qui veult en paradis aller.

Pour auoir ioye sans finer, Icy pourra considérer Le sentier qui IV * peut mener, Mais qu'il le vueille retenir '.

C'est peu aler et peut parler, Humblement et bas regarder, Sans point d'orgueil entremesler.

Et chascun iour sa * fin penser.

Font le cueur à Dieu retourner * Et le fol sage deuenir.

Souuent de bon cueur aourer *, Toute vanité despiter ', Vaines paroles escheuer •, Nulluy • hayr, nul diffamer.

Font le cueur en paix demourer Et en Tamour *• de Dieu tenir.

POÉSIES d'olivier MAILLARD

Péché hayr et décliner, Dieu seruir, aymer et louer, L'orreur d'enfer ymaginer Et le grant iugement doubler.

Font le cueur à Dieu regarder " Et saincte vie maintenir.

Les grâces de Dieu raconter, La Vierge Marie honnorer.

Son prochain comme soy aymer, Les ioyes du ciel contempler, Font les cueurs à Dieu esleuer Et concepuoir ardant désir.

Tous ses mefTais, sans arrester, Tantost humblement confesser Et entendre ** au bien sans cesser, De bien en mieulx perseuerer, Font les âmes au ciel voler Et au port de salut venir.

Amen.

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