XYI NOTICE SUR OLIVIER MAILLARD
de fâme, et une considération sur cette vie mor^ telles
Ces discours, tels qu'ils nous sont parvenus, tant écrits, ou plutôt le résumé en est tracé en latin barbare; non qu'ils aient été prononcés dans cette langue; V orateur parlait le langage du temps; mais, comme le remarque judicieusement son moderne et habile biographe^, ses sermons furent recueillis à la volée par des auditeurs plus ou moins fidèles, qui les transcrivirent en abrégé, dans la langue ecclésiastique, pour les rendre plus dignes de la postérité : en quoi ils se sont trompés,
car ces monuments d'éloquence sacrée (friraient bien autrement d'intérêt dans leur forme primée tive, à en Juger par le sermon prêché, en iSoo, dans la ville de Bruges, le cinquième dimanche de carême, qui est le plus rare de tous ceux de Maillard.
On doit penser que si l'action oratoire de frère (Vivier était vulgaire, c'est qt^il se conformait
' M. da R<mre est loin d'avoir tout compté , il omet des fsecueils fort importants, entre autres le Carême de Nantes, le Carême ttVAvent de Saint-Jean en Grève, etc. On verrji^ dans notre Bibliographie maîllardiney que le nombre des sermons de Maillard venus jusqu'à nous (par des andyws latines) dépasse 5oo; M., du Roure ne va ici qu'à 235.
« M. Tabbé Labouderie.