‹ Ceux qui combattent et ceux qui meurentChapitre 17 sur 49 · I,E R£POS · texte numérisé non relu

I,E R£POS

Ses amis s’étonnaient que la croix n’eût point encore récompensé cette belle existence patriotique, et les moins chauvins eux-mêmes disaient : « C’est un brave homme et un homme de bien ! »

Les derniers jours de juillet 1914 il devenait affairé et mystérieux. Interrogé, il fronçait le sourcil et disait : « Il m’est impossible de révéler tout ce que je sais, mais ayez confiance, nous sommes prêts. »

On le vit multipliant ses démarches pour se procurer de l’or, il entre chez un armurier pour faire nettoyer son revolver d’ordonnance.

Le 2 août il portait déjà son uniforme pour lire le décret de mobilisation et recueillait sur son passage de flatteuses paroles.

— En voilà un qui n’aura pas peur !

— C’est très bien de sa part, car il a près de cinquante ans.

Puis chacun avait tant à penser aux siens qu’on le perdit de vue.

Vers la mi-août une médisance étrange courait en ville:

(censuré)

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