‹ Ch. de Plantavit de Margon, Comte de La Pause, Maréchal de Camp des Armées du Roy, Chevalier de Saint-Louis, 1722-1804Chapitre 3 sur 3 · CH. DE PLANTAVIT DE M ARGON, COMTE DE LA PAUSE · texte numérisé non relu

CH. DE PLANTAVIT DE M ARGON, COMTE DE LA PAUSE

Cejourd'hui Ile, du second mois l'an second de la fondation de la République française, une et indivisible. Le Comité occupé de faire l'application des sommes dont il a demandé le remboursement, a reconnu que, d'après le susdit arrêté du département, que les sommes des dépenses applicables aux personnes suspectes s'élèvent à : au citoyen Plantavit dit la Pause, pour frais des commissaires qui ont été à la campagne pour son arrestation et mise des scellés sur ses papiers, 15 livres ; frais de gendarmerie, pour l'escorte jusqu'à Béziers, 125 livres. Délibère qu'il serait envoyé un compte à chacun des individus suspects pour leur faire connaître les sommes dont ils sont redevables, avec injonction de les payer de suilte, sur la quittance de notre secrétaire.

{Délibérations du Comité de Surveilla?ice de Pézénas, 4e volume).

J'ai reçu du citoyen Régis, secrétaire du Comité de Surveillance de Pézénas, la somme de 125 livres pour le montant des frais de la gendarmerie, lors de l'arrestation de Plantavit dit la Pause.

A Pézénas, le 22 brumaire (octobre 1793) de l'an second de la République française.

(Loc. cit. do). PASTOUREL, Lieutenant.

Le Comité de Surveillance de Pézénas requiert le sieur Plantavit dit Estrouy de lui fournir 50 quintaux de bois sec, de le faire porter dans la cour de Loratoire, le prix lui en sera payé sur le maximum qui a été fixé.

Pézénas, ce 17 brumaire an 2 de la fondation de la République française.

Marat Bonnefond, Brunei, Thiberius Prin cadet, Marat Régis secrétaire, Ricarel, Blay, Jean Cazal.

(Locut. cit., 4e volume).

ANNEXES

mi

Payé à Plantavit dit Estrouy 50 quintaux de bois à brûler, 3711 10.

{Registres des frais occasionnés pour la garde des personnes suspectes, 4e feuillet. — Délibérations du Comité de Surveillance de Pézéfias, 4e vol.).

Ce jourd'hui 2e, 23 octobre audit an 2, de la République une et indivisible, le Comité de Surveillance assemblé sous la présidence du citoyen Romiguier ayné. La séance a été ouveite. Sur la motion d'un membre qu'il était instant de faire l'inventaire des papiers du citoyen Plantavit la Pause, pour voir s'il y en aurait quelques-uns de suspects et qui puissent intéresser le bien de la République, il a été délibéré que les citoyens Reynard père, Blay, Frézou et Fabre l'ayné se transportèrent demain dans la maison dudit Plantavit pour reconnaître le scellé, en faire la levée, visitée exactement les papiers, qu'ils trouveraient, ce, nantis des pièces suspectes, s'il y en a, remettre de nouveau les scellés s'ils le jugent à propos, et sur le rapport qu'ils feront demain au soir de leur Commission, le Comité statuera ce qu'il appartiendra. La séance a été levée, et ont signé les membres : Reynard père, Romiguier l'aîné, Blay, Frézou, Maurel, George l'aîné, Fabre l'ayné, Rigal cadet, Bessière ayné.

(Locut. cit. d").

Levée des Scellés chez le sieur Plantavit, dit La Pause.

Aujourd'hui 5e jour de la ire décade du second mois de l'an second de la République une et indivisible (*), nous délégués :

Avons vérifié les scellés apposés sur la porte du cabinet que nous avons reconnu être en bon état, l'avons rompu, avons examiné très scrupuleusement tous les papiers qui y étaient déposés, et nous n'y avons rien trouvé qui fut contraire à l'unité et indivisibilité de la République, aux droits du peuple, à la liberté et à l'égalité.

La vérification étant faite, nous nous sommes retirés.

Fabre l'ayné, Raynard père, Frézou, Blay.

{Locut. cit. y 4e volume).

(*) 27 octobre 1793.

Ce jourd'huy, roe germinal an 3 de la République (*), une et indivisible, le Comité assemblée sous la présidence du citoyen Hugues, la séance a été ouverte par ces mots : « Vive la République ! vive la Montagne ! vive la Convention ! périssent tous les traîtres et conspirateurs ! »

Le citoyen Malibran, membre de l'administration du district, parut au Comité, le 30 ventôse, avec un tablenu contenant des réponses à faire sur les détenus dans la maison d'arrêt de Béziers ; le Comité, en se conformant aux susdits tableanx, a répondu aux questions ainsy qu'il suit : Plantavit dit La Pose, célibataire, domicilié à Pézénas, âgé d'environ 70 ans, détenu dans la maison d'arrêt de Béziers depuis le 22 octobre, par ordre du Comité de Surveillance de Pézénas, pour n'avoir donné aucune preuve d'attachement à la Révolution, ce qui est prouvé en ce qu'il n'a jamais fréquenté les assemblées primaires établies par la Constitution, ni fréquenté les sociétés populaires ; il est né d'une caste noble et il a été cy- devant seigneur de Margon, lieutenant-général des troupes de l'ancien régime ; il a tué le peuple en qualité d'agent du cy-devant, la preuve en est qu'il a taxé alors les oiseleurs et les pêcheurs dans la rivière d'Hérault, en ce qu'il a obligé divers chasseurs de cette commune à lui aporter tant de pièces de gibier pour avoir le privilège de chasser dans le territoire de sa commune et aux lieux circumvoisins faisant partie du cy-devant comté de Pézénas ; il jouit environ 5 mille livres de revenu ; partie de ce revenu provient d'une campagne qu'il possède dans le terroir d'Alignan-le-Vent et d'une somme de 60 mille livres placée à 5 % sur plusieurs individus de cette commune ; il n'a eu de relations et de liaison qu'avec les ennemis jurés de la Révolution ; il fut consterné lors de la Révolution du 10 août ; il a approuvé en public son contentement de la fuitte du Tiran ; il fut consterné à la nouvelle de sa mort ; il s'est montré joyeux lorsque les armées de la République ont eu quelque échec. La séance a été levée.

Bonnefon cadet, G. Bousquet, Noël Valadou, Hugues, Régis, Balsié, André Gautier, Chaube, Derret cadet.

{Délibérations du Comité de Surveillance de Pézénas, 3e volume).

(*) 30 mars 1794.

Lodève, Imprimerie J.-B. Jullian & Fils.

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