APRES
De la secousse en tes deux bras de tout mon corps. Dans le concert charmant d'essences si subtiles Qu'elles sont comme autant d'ivresses volatiles L'être voluptueux que je suis vibre encor !
Plein de langueur, plein de fraîcheur, comme une brise Je respire allégé du fardeau de la chair. Le lien qui retenait mon àme enfm se brise Et la voici comme un oiseau libre dans l'air.
C'est le bonheur d'un cœur qui reprend son empire, La mousseline d'un brouillard qui se déchire Sur l'or clair d'un ma.tin délicieux d'été.
Doux amants, que l'Aimée emplit d'un lent délire, Dites? quel vers assez suave pourrait dire Le bien qu'en s'en allant laisse la volupté !