‹ Chairs profanesChapitre 4 sur 20 · DRAGON · texte numérisé non relu

DRAGON

Très fier du bruit de ferraille qu'aux environs Fait le sabre qu'il traîne en sa marche pesante, Par ce soir de lueur indécise, il arpente L'esplanade où le gaz luit sous les brouillards blonds.

La mine, aux fantassins qu'il rencontre, insolente Il va, toujours son bruit de ferraille aux talons. Mais d'une allure très incertaine^ un peu lente, Vague, dès qu'il se sent suivi de regards longs.

Lors, ses yeux que le casque estompe d'ombres molles

Ont des clignements malicieux aux paroles

Que lui murmure une ombre en jupes qui le suit.

Et comme il n'eut jamais de scrupules sévères, Dans un estaminet louche où l'on boit la nuit, Très aimable, il se laisse offrir des petits verres.

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