‹ Chairs profanesChapitre 3 sur 20 · CHASSEUR · texte numérisé non relu

CHASSEUR

Le long d'un boulevard morne et détrempé, dont Les gaz piquent de points de feu les brouillards denses. 11 marche avec le plus possible d'élégances Vers la gare qu'on voit s'illuminer au fond.

Son ombre sur les murs s'agite en folles danses. Des femmes alentour, vagues, viennent et vont Admirant le semblant d'or du cuivre et les ganses. Qu'il porte et la façon de plaire qu'elles ont.

Pour lui, ses jambes, qu'un trop long sabre embarrasse, Tournent dans le fourreau des bottes, non sans grâce Son torse se balance en des airs nonchalants

Alors qu'à son schako bleu pâle dont la chaine Luit doucement sous l'or d'une clarté prochaine. Les plumes de coq se frisent de soutïles lents.

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